mercredi 16 décembre 2009

Les légumes de l'étrange - épisode 1 : les crônes

Les légumes de l'étrange - épisode 1, soit le premier post d'une longue série qui vous contera des rencontres improbables entre un grand reporter et des légumes avec des tronches et des noms sacrément bizarres.




Première rencontre paranormale : les crônes

Alors ça ressemble à quoi ce légume?
Denis Brognard, Koh Lanta, Moundir, ça vous dit quelque chose? L'épreuve avec les chenilles blanchâtres du cocotier qu'il faut manger après leur avoir précautionneusement arraché la tête?
Et bien les crônes ça ressemble vachement à des chenilles blanchâtres et même qu'on pourrait croire qu'ils ont des têtes.
Bref c'est un peu moche mais en même temps leur petit côté larve farceuse les rendent sympathiques.

Légume de l'étrange d'accord, mais légume $€£¥?
Bon 8€ le kilo c'est pas donné. Mais 1kg de crônes pour le prix d'un best-of plus un Mcdeluxe franchement c'est sacrément tentant. Non? bon ok.

Ça m'a quand même l'air bien compliqué à cuire ce truc, une explication?
Vous devez savoir que les crônes sont des légumes peu propres sur eux. Ils arrivent plein de terre et salopent toute la cuisine. Il faut donc les laver à grande eau puis les mettre dans un linge avec du gros sel.


Frotter frotter et voici la terre enlevée.

Tout propre ? Direction l'institut de beauté :
1. séance manucure en enlevant délicatement les extrémités noires
2. séance sauna pendant 5 minutes à la cocotte minute (après mise sous pression)
3. séance UV dans une poêle avec une noisette de beurre et un peu de sel


Finito




Bon ok super mais c'est meilleur que des McCain?
Alors pour le goût, je dirais que ça se situe entre la pomme de terre, la patate douce , l'artichaut et le "bon côté du salsifi" dixit le patronne du blog. Dis comme ça on dirait pas mais c'est franchement très bon et très fin.

Comme ça là, vous auriez une recette à me proposer?
Bien volontiers : j'imagine très bien une petite poêlée de crônes et de champignons des bois (girolles, pieds de mouton et trompettes de la death) avec une bonne grosse cuillère de crème épaisse et pas du tout légère.
La recette n'ayant pas été confectionnée mais étant uniquement le fruit de l'imagination de notre reporter, l'auteur de cet article décline toute responsabilité concernant la qualité gustative de cette suggestion culinaire.

lundi 30 novembre 2009

Le "gâteau de famille" : mon gâteau d'enfance

Mon gâteau d'enfance?! Celui que je réclamais à chaque anniversaire?! La réponse que je sortais du tac au tac à ma maman lorsqu'elle ne savait pas quel gâteau faire?! Celui pour lequel je me resservais inlassablement (en vrai, sur ce point, il y en a beaucoup d'autres...) ?! Celui qui a traversé plusieurs générations dans ma famille sans rassir d'une seule ride?!
Le "gâteau de famille", pardi!
Je suis sure que la plupart d'entre vous le connait, mais souvent sous un autre nom : ce sont tout simplement des couches de petits beurres trempés dans du café et alternées avec des couches de crème au beurre, le tout donnant un gâteau très surprenant!


Ce gâteau a longtemps été sur toutes les tables de nos repas en famille et il est d'ailleurs à l'origine de plusieurs anecdotes, la plus fameuse étant la version margarine de mon papa. Quoiqu'il en soit lorsque j'allais chez mes grands-parents, la plupart du temps nous avions droit à ce délicieux gâteau et, privilège suprême, je pouvais y ajouter des vermicelles multicolores une fois que ma Mamie l'avait terminé! Lorsque c'était mon anniversaire, pas question d'inviter à ma table les célèbres gâteaux à l'ananas ou au chocolat de l'époque. Trop ringards! Ils ne se risquaient pas à faire concurrence au fameux gâteau de famille! Pourtant, des gâteaux, il y en a beaucoup que j'aimais, déjà petite, mais celui-ci a toujours été de loin mon préféré.

Mais n'est ce pas tordu d'avoir autant aimé un gâteau qui réunit à peu près tout ce que je n'aime pas aujourd'hui dans les desserts?! du café, des gâteaux ayant fait trempette et le tout en alternance avec des couches de crème au beurre! Beurk! On aura tout vu! Pourquoi pas un tiramisu tant qu'on y est?! Et ben, un gâteau, quand il est fait avec amour, on passe outre... ha, l'innocence de l'enfance ;)

Depuis, je me suis un peu calmée sur la déco, je n'aime toujours pas le tiramisu et le café mais je prends toujours autant de plaisir à le faire et à le déguster!

La recette d'origine (quelque peu modifiée par ma Mamie et par le temps) est tirée des paquets de gâteaux "Petit Brun".


Ingrédients (pour 6 à 8 parts) :
  • 2 paquets de "Petit Brun"
  • 1 bol de café
  • 120 g de beurre ramolli
  • 90 g de sucre en poudre
  • 2 jaunes d'œufs
  • du cacao en poudre pour la décoration
  • des vermicelles ou autres décorations en sucre pour retrouver son enfance


Faire couler un bol de café.
Préparer la crème au beurre en travaillant à la fourchette le sucre et le beurre puis en y ajoutant les jaunes d'œufs. Le mélange doit être lisse et homogène.
Tremper rapidement et un à un les biscuits puis les placer côte à côte sur un plat. Faire une première couche de gâteaux. Déposer délicatement des petites noisettes de beurre sur les biscuits et si possible les étaler. Déposer de nouveaux une couche de biscuits trempés dans le café puis de préparation au beurre. Renouveler l'opération jusqu'à l'obtention d'un gâteau ayant 5 à 6 couches de petits beurres (vous pouvez en mettre bien plus si vous souhaitez obtenir un gâteau plus vertigineux!) en terminant par une couche de crème au beurre.

Placer le gâteau au réfrigérateur pendant au moins 5h. Avant de le déguster, le saupoudrer légèrement de cacao en poudre et le décorer éventuellement de vermicelles de toutes les couleurs!


Astuces et conseils :
- trempez les biscuits de préférence quand le café a un peu refroidi, ainsi ils ramolliront moins vite
- la crème au beurre doit être homogène et relativement molle pour pouvoir commencer à monter le gâteau et ainsi l'étaler facilement
- ne vous risquez pas à utiliser n'importe quel petit beurre car selon les marques, ils sont parfois complètement imperméables au café
- c'est un gâteau pratique : les parts sont déjà prédécoupées, et si vous en avez marre du gâteau carré ou rectangulaire, vous pouvez agencer les biscuits comme bon vous semble!



Avec cette photo, je participe au concours de photo culinaire "gâteaux d'enfance" organisé par Dorian de Mais pourquoi est-ce que je vous raconte ça..., Isabelle de l'Oreille culinaire et Pascale de C'est moi qui l'ai fait.

Ne soyez pas effrayés par ce gros plan, je crois juste que vous m'imaginerez aisément, pas encore très haute, sur la pointe des pieds, la tête dépassant à peine de la table et mes gros yeux tout ronds louchant sur le gâteau tant convoité.
... Et vous avez de la chance, je n'ai pas encore fait de traces de doigt dans le cacao ;)

dimanche 25 octobre 2009

Tarte aux pralines roses

A Lyon, il n'y a pas que l'OL, la rosette et le boudin.
On y trouve aussi des tartes surprenantes, éclatantes de rose, pleines de douceur, onctueuses et légèrement (sur)sucrées, grâce à un savant équilibre 50/50 de pralines roses et de crème.

Ne faîtes pas vos mijaurées! Qui a dit que ce serait léger?! A Lyon, capitale de la gastronomie, on ne cuisine pas pour les fillettes!




Ingrédients (pour 6 tartelettes ou 1 tarte 6/8 personnes)

pour la pâte sablée
  • 140 g de beurre mou
  • 75 g de sucre glace
  • 1 œuf
  • 250 g de farine
  • 25 g de poudre d'amande
  • 1 pincée de fleur de sel
pour la préparation aux pralines
  • 300 g de pralines roses concassées
  • 30 cl de crème fraîche ou liquide
  • 30 g de beurre

La pâte sablée :

Travailler le beurre et le sucre glace en pommade. Ajouter l'œuf et mélanger. Ajouter la farine, le sel et la poudre d'amande. Travailler la pâte du bout des doigts et former rapidement une boule. Entourer d'un film plastique et réserver au réfrigérateur pour une heure minimum.

Sortir la pâte du réfrigérateur et l'aplatir directement dans les moules à tartelette en exerçant des pressions avec vos doigts pour que la pâte recouvre uniformément et finement les tôles. Placer les moules quelques minutes au réfrigérateur pour que la pâte durcisse et évite de rétrécir à la cuisson. Pendant ce temps-là, préchauffer le four à 170° C.
Une fois que les fonds de tarte ont suffisamment durci, piquer légèrement la surface de la pâte et faire cuire à blanc pendant 15 à 20 min jusqu'à ce que la pâte soit bien dorée.

La préparation aux pralines :

Dans une casserole mettre les pralines et la crème. Porter à ébullition en mélangeant très régulièrement pour éviter que cela n'attache dans la casserole. Une fois que les pralines sont fondues, ajouter le beurre. Continuer de mélanger pendant une bonne vingtaine de minutes, jusqu'à ce que la préparation épaississe (lorsque les tartelettes seront prêtes et que vous les dégusterez, la préparation ne devra pas dégouliner du fond de tarte mais se tenir)
Verser la préparation dans les fonds de tarte et attendre que cela refroidisse. Déguster à température ambiante.


Pour encore plus d'idées desserts roses et pralinés, voici quelques suggestions :
- les délicieuses brioches aux pralines de PurSarra

- le superbe chinois de Beau à la louche que je transposerais bien en chinois aux pralines (la version chocolat restant néanmoins number one de l'interminable liste des "à faire", dès que je me déciderais à oser la brioche!
)
- et pour ceux qui préfèrent déguster sans cuisiner, allez faire un petit tour du côté de Pralus et de ces pralulines, découvertes grâce à Sylvianne

samedi 17 octobre 2009

Quelques perles et un tour de main pour des bijoux personnalisés


Tout a commencé par une commande d'anniversaire : une jolie broche qui avait un peu vécu et nécessitait rafistolage et comblement. Ni une ni deux, je relève le défi, et me mets en quête de perles, breloques... avec la complicité de PurSarra. Forcément, ma recherche me conduit vers la Droguerie, temple desdits objets. Mais une petite appréhension au départ : comment ça se fabrique les bijoux? C'est quoi tous ces noms savants que j'entends autours de moi?

Des sequin? Sequoi?
Tiges à tête de clou ou en boucle? Euh... pour faire quoi? Comment ça il faut une pince? Ca s'achète pas tout fait?
Quelle quantité de perles? Vous en voulez une louche? J'avais dit que cette fois je faisais de la bricole et non de la cuisine!!!

Mais une fois les premières hésitations de la rencontre avec un monde inconnu passées (oui oui c'est tout un monde qu'on découvre par là-bas, celui du "toutfaitmaison", du pull au sac à main en passant par les colliers ulracomplexes combinant fleurs en perles, plumes et pompons), la fièvre s'attrape facilement : avec autant de choix et de jolies perles, toutes les possibilités sont offertes : on peut tout mais vraiment tout faire soi-même. Dur de résister... alors on finit par acheter des tas de perles sans même savoir à quoi elles pourraient servir... En plus, ce qui ne gâche rien à la découverte, même si vous vous sentez perdus, il y a toujours un pro pour vous conseiller ou vous montrer les coups de main indispensables pour débuter.

Bref, pas de panique, avec des assemblages très fastoches on obtient vite des résultats qui en mettent plein la vue. Pour vous convaincre de la facilité de l'entreprise, voici le geste ultime qui vous permettra de réaliser broches à breloques, pendentifs ou encore boucles d'oreilles en juxtaposant simplement quelques perles : la technique de l'enfilage de perles sur une tige en métal fermée à l'aide d'une boucle.







Télécharger les explications en format pdf

Pensez que vous pouvez aussi utiliser des tiges se terminant par une boucle, cela vous permet d'ajouter des anneaux puis d'autres perles ou breloques.

Sur ce je vous laisse imaginer vos plus beaux bijoux!

lundi 14 septembre 2009

Macarons citron-pavot

L'association citron-pavot n'ayant plus à faire ses preuves, elle se devait d'être enfin transposée en format macaron





Préparer les coques en ajoutant une pointe de couteau de colorant jaune en poudre dans le mélange sucre glace/poudre d'amande.
Une fois que les coques sont dressées, et avant cuisson, saupoudrer quelques graines de pavot à la surface des coques.

Pour la garniture, préparer un lemon curd.


Ingrédients (pour garnir une quarantaine de macarons) :
  • 2 citron non traités
  • 2 jaunes d'œuf
  • 1 CS de fécule de maïs / maïzena
  • 1 CS de graines de pavot
  • 120 g de sucre en poudre
  • 30 g de beurre
  • 4 cl d'eau


Râper finement le zeste des citrons puis presser ces derniers pour en recueillir le jus. Mélanger tous les ingrédients, à part le beurre et les graines de pavot, dans une casserole. Quand le mélange est chaud, ajouter le beurre coupé en morceaux. Une fois le beurre fondu, ajouter le pavot. Remuer à l'aide d'un fouet jusqu'à ce que le mélange épaississe.
Laisser refroidir et épaissir à température ambiante.

Une fois que le lemon curd se tient bien, en garnir les macarons à l'aide d'une poche à douille.

Placer les macarons à plat dans le réfrigérateur, le temps d'être sûr que la ganache ne risque pas de couler ou glisser. Quand la ganache sera bien réfrigérée, placer les macarons sur la tranche.

Attendre 24 à 48h avant de déguster pour que les parties s'imprègnent bien et que les macarons soient moelleux.


Et bien sûr, vous pouvez utiliser cette recette pour faire une version macaron citron classique, simplement en supprimant les graines de pavot






Quelques mots de plus pour vous annoncer la sortie jeudi dernier du livre 750 g de plaisir. Muffins, dans lequel une de mes recettes figure.

Le principe était simple : à la suite de l'organisation d'un concours sur le thème des muffins, 60 recettes de bloggeurs ont été sélectionnées pour constituer une publication sur le thème en question.
750 g organise, Solar publie, les bloggeurs créent et Action contre la faim récolte les droits d'auteur.
Chouette idée, d'autant plus que le livre, gardé secret jusqu'à sa publication, même auprès des auteurs sélectionnés, est une belle réussite!

Je vous laisse découvrir par vous-même laquelle de mes recettes a été retenue ...

mercredi 26 août 2009

Tarte aux reines-claudes, tout simplement

Une envie de dessert fruité et "léger", un été particulièrement riche en prunes, une super recette de pâte sablée sous le coude (découverte lors de la tarte chocolat-framboise) : quoi de mieux pour s'offrir une simplissime petite tarte aux reines-claudes ?




Pas d'amandine, de crème ou autre, juste des bons fruits et une pâte sablée aux airs de biscuit.
Simple et nature, je vous dis!



Ingrédients (pour 6 personnes)
  • 140 g de beurre mou
  • 75 g de sucre glace
  • 1 œuf
  • 250 g de farine
  • 25 g de poudre d'amande
  • 1 pincée de fleur de sel
  • 1 kg de reines-claudes
  • du sucre en poudre

Travailler le beurre et le sucre glace en pommade. Ajouter l'œuf et mélanger. Ajouter la farine, le sel et la poudre d'amande. Travailler la pâte du bout des doigts et former rapidement une boule. Entourer d'un film plastique et réserver au réfrigérateur pour une heure minimum.

Préchauffer le four à 170°C.
Sortir la pâte du réfrigérateur et l'étaler directement sur du papier sulfurisé ou dans votre tôle à tarte. Piquer légèrement la surface de la pâte et faire cuire à blanc pendant 15 à 20 min jusqu'à ce que la pâte soit à peine dorée.

Sortir le fond de tarte du four et en garnir des reines-claudes préalablement dénoyautées. Saupoudrer de sucre en poudre et enfourner de nouveau pour une bonne demie-heure, jusqu'à ce que les reines-claudes soient cuites et que leur jus commence à s'évaporer.



dimanche 9 août 2009

Coques en stock

La mer en Bretagne, ce n'est pas seulement se baigner et bronzer sur la plage comme n'importe où ailleurs (si si, je vous assure qu'il est possible de faire ça en Bretagne ...), mais c'est aussi s'émerveiller en regardant les incessantes mais si différentes transformations de la mer qui monte, qui descend, puis qui remonte, et dévoile à chaque instant un paysage nouveau. Surtout, quand la mer se retire, dès que le sable et la salade verte se montrent, gratter le sable pour découvrir son repas du midi (il conviendra toutefois de passer par la case rinçage et cuisson avant de dévorer...) est un vrai plaisir!



Poussés par l'envie de ramener de quoi faire un bon petit repas, nous nous sommes initiés à la pêche à pied en plein sable en ramassant des coques. Autant vous dire, que c'est une vraie satisfaction de se nourrir des produits de sa récolte! Il faut dire que l'effort n'a pas été des moindres ...

Penser à regarder les arrêtés préfectoraux pour savoir s'il est autorisé de ramasser les coques (la présence de toxine dans les coquillages l'interdit parfois : vous risqueriez de tout rendre involontairement à la mer...
)


Technique pour faire dégorger les coques de leur sable

Jusque là, au 4hbrclr, on n'était pas expert en nettoyage de mollusques, mais grâce à l'autochtone, on vous dit tout!

Mettre les coques dans un panier et plonger ce dernier dans un grand volume d'eau de mer. Laisser les coques buller pendant quelques heures : elles vont elles-même filtrer le sable qu'elles contiennent. Et vous verrez, ça ne manque pas d'intérêt!
Enfin, rincer à l'eau claire juste avant cuisson.

Cuisiner les coques



La meilleure façon de déguster les coques est très certainement à la cocotte avec un peu de vin blanc, des oignons revenus avant de mettre les fruits de mer. On ajoute ensuite les coques et on fait cuire jusqu'à ce qu'elles décident de s'ouvrir! Deux bonne cuillères de crème, du persil plat ciselé et l'affaire est dans le sac! C'est la régalade!




Mais ça peut aussi être très sympa pour agrémenter un plat de pâtes en réduisant un peu la sauce "goût eau de mer/vin".







Merci à Claudine
de nous avoir cuisiné
notre belle récolte!




Manger le produit de sa pêche, c'est un peu comme déguster une poêlée de champignons ramassés quelques heures auparavant, grignoter les framboises au fond du jardin ou manger la grosse tomate toute rouge et chaude, tout juste cueillie... La saveur est toute autre!
D'ailleurs, on se demande si à l'automne, on va pas se mettre à la chasse pour cuisiner un délicieux petit bambi fraîchement plombé...



samedi 18 juillet 2009

Muffins myrtilles-violette : crème au beurre VS léger glaçage au sucre

Me revoilà avec une petite recette de muffins aux myrtilles et glaçage à la violette pour un accord en bouche léger et estival!

Mais vous êtes plutôt quoi, vous? Crème au beurre ou glaçage plus léger au sucre glace pour customiser vos muffins? J'ai justement profité de cette recette pour me lancer dans une petite comparaison!






Ingrédients (pour 10 à 12 muffins) :
  • 2 œufs
  • 1 yaourt
  • 150 g de sucre en poudre
  • 100 g de beurre
  • 220 g de farine
  • 1 sachet de levure
  • 1 cc de bicarbonate de soude
  • 200 g de myrtilles
pour le glaçage :
  • du sucre glace
  • du beurre ou de l'eau selon le glaçage choisi
  • du sirop de violette
  • du colorant
  • quelques violettes de Toulouse pour la décoration

Préchauffer le four à 210°C.

Mélanger les œufs avec le sucre et le yaourt. Ajouter le beurre fondu.
Dans un autre saladier, mélanger la farine, le bicarbonate de soude et la levure. Incorporer ce mélange au premier et amalgamer le tout rapidement.
Verser la pâte dans des moules à muffin à mi-hauteur. Déposer les myrtilles et recouvrir avec le reste de la pâte.

Enfourner pour 20-25 min. Laisser refroidir quelques minutes les gâteaux mais les démouler encore tiède.

Une fois les muffins refroidis, préparer le glaçage de votre choix.



Pour une crème au beurre, mélanger au batteur ou à la fourchette, 110 g de beurre mou avec 170 g de sucre glace. Ajouter quelques cuillères à café de sirop de violette et éventuellement du colorant. Placer le mélange dans une poche à douille et amusez vous! Décorer de quelques violettes de Toulouse.










Pour un glaçage simplement au sucre glace, mélanger un peu d'eau, de sirop de violette et de sucre glace jusqu'à l'obtention d'un mélange plutôt liquide et transparent. Verser quelques cuillères de ce glaçage sur vos muffins. Enfin, ajouter quelques violettes de Toulouse sur le glaçage pas encore complètement figé.





Verdict :


D'un point de vue esthétique, la version crème au beurre en jette un peu plus : un côté un peu magique, voluptueux, voire même tape à l'œil. C'est de la vraie customisation anglo-saxone de dessert anglo-saxon! On s'amuse avec les poches à douille pour varier les formes, épaisseurs du glaçage puis couleurs et petits décors. Tout est possible à condition d'être pro en poche à douille (mes possibilités/capacités se sont justement avérées un peu limitées...) Bref, on est à fond dans la cupcakes mania et du coup on s'éloigne du principe du muffin généralement beaucoup moins enguirlandé... Et puis un bémol pour le plus important : le goût. Parce que le beurre c'est chouette mais ici, une bouchée suffit à m'écœurer. Peut-être existe-t-il une recette de crème au beurre un peu plus allégée en beurre mais avec un glaçage qui se tienne aussi bien dans le temps (bref, pas de la chantilly) ?

Pour ce qui est du simple glaçage sucre et eau (ou sirop, jus de citron...), on est vite limité quant à la forme : à part jouer sur l'épaisseur, la transparence et la couleur du glaçage, difficile de faire l'artiste en créant formes amusantes et volumineuses. Mais gustativement parlant, aucun doute, cette version gagne haut la main : cela ajoute simplement un peu de sucré, mais rien d'écœurant ou qui nuise aux muffins. Car soyons précis, le cupcake à ceci de différent que le biscuit est le plus souvent nature et nécessite donc d'être rehaussé voire magnifié par un glaçage détonnant, tandis que le muffin se suffit à lui même : un léger glaçage au sucre suffit à le sublimer. Et puis finalement, le résultat peut aussi être très mignon ... Et ce petit croquant en surface, moi j'adore!

A vous de jouer !

lundi 15 juin 2009

Tarte chocolat-framboise

Faire de la cuisine pour un repas important c'est un peu comme miser son premier salaire de l'année dans le prix de Diane : on choisit de placer tout sur un ou deux gros coup (le plat et le dessert par exemple), mais c'est risqué, on ne pense pas aux imprévus qui peuvent tout nous faire perdre. Alors on devient nerveux, l'adrénaline monte, particulièrement dans la dernière ligne droite.



C'est un peu ce qu'il m'est arrivé quand je me suis lancée dans mon propre gâteau d'anniversaire (qui d'autre pour une telle mission ?!)
Je n'ai rien voulu laisser au hasard. La concentration était à son comble. Matériels, ingrédients, recettes, tout devait être bien calculé... Pour les courses, c'est un peu pareil, le Paris Turf vous le dira... Et puis bingo, j'ai triplé la mise en un coup de cuillère : ce fut un doublé gagnant dès la première course. Première tarte au chocolat et première utilisation du cercle à pâtisserie pour une pâte à tarte sablée (presque) digne des professionnels. Résultat : ce dessert est voué à un grand avenir, Omar Sharif le donne gagnant pour les prochains grands dîners à venir...


























Ma quête de la pâte sablée parfaite m'a conduite vers Mercotte : il me reste quelques progrès esthétiques mais presque tout y est. Quant à la garniture, je l'ai trouvée du côté de chez Thierry Mulhaupt (in Larousse du chocolat de Pierre Hermé), mais j'ai rudement simplifiée sa recette de tarte chocolat framboise vinaigre balsamique. Le balsamique, ce sera pour une autre fois, même si je suis plutôt curieuse de le découvrir dans les desserts, quelques recettes me faisant de l'œil depuis déjà quelques temps.



Ingrédients (pour 6/8 personnes) :

pour la pâte sablée
  • 140 g de beurre mou
  • 75 g de sucre glace
  • 250 g de farine
  • 1 pincée de fleur de sel
  • 25 g de poudre d'amande
  • 1 œuf

pour la garniture au chocolat
  • 135 g de chocolat
  • 10 cl de crème fraîche
  • 35 g de beurre
  • 200 g de framboises

Préparation de la pâte sablée
Travailler le beurre et le sucre glace en pommade. Ajouter l'œuf et mélanger. Ajouter la farine, le sel et la poudre d'amande. Travailler la pâte du bout des doigts et former rapidement une boule. Entourer d'un film plastique et réserver au réfrigérateur pour une heure minimum.

Préchauffer le four à 170°C.
Sortir la pâte du réfrigérateur et l'étaler directement sur du papier sulfurisé qui vous servira pour la cuisson. Découper un cercle de la taille de votre cercle à tarte puis des bandes rectangulaires que vous souderez au fond de tarte pour former les bords. Piquer légèrement la surface de la pâte et faire cuire à blanc pendant 15 à 20 min jusqu'à ce que la pâte soit uniformément dorée.

Préparation de la garniture
Hacher grossièrement le chocolat. Presser les framboises pour en recueillir le jus. Porter à ébullition la crème fraîche. Porter à ébullition le jus des framboises. Faire fondre le chocolat au bain-marie.
Une fois que le chocolat est bien fondu et lisse, verser la crème qui doit avoir tiédi et mélanger. Ajouter le jus de framboises et mélanger de nouveau jusqu'à l'obtention d'un mélange homogène. Ajouter enfin le beurre mou et mélanger jusqu'à ce qu'il soit complètement mélangé à la ganache.
Verser cette préparation dans le fond de tarte et placer au réfrigérateur pour quelques heures.




Sortir du réfrigérateur une heure avant de déguster afin que la ganache ne soit pas trop ferme.





Et si René Boiron disait d'un air blasé "Moi ma Bible, c'est le Paris Turf, mais pour l'instant j'ai jamais réussi à avoir la Sainte Trinité dans l'ordre", autant vous dire que pour ma part, ça y est, j'ai trouvé la combinaison gagnante avec cette tarte sablée - chocolat - framboise...

... Il suffit d'avoir de vrais bons tuyaux !

mardi 2 juin 2009

Un petit tour en Emilie Romagne

Il faudra attendre encore quelques jours avant que le 4hbrclr ne se remette vraiment au boulot. Pour l'heure, un peu d'évasion au pays de la dolce vita et des pasta, en passant par Bologne et Ferrare ...













1. & 2. Étals à Bologne
3. Ferrare







... déambulation entre les étals et promenades dans les ruelles encore désertes...







1.Torre Asinelli et Torre Garisenda, Bologne
2.Via Porta Nuova, Bologne
3. Cloître de la Basilica Santo Stefano, Bologne
4. Depuis le château d'Este, Ferrare


... s'infliger de grosses frayeurs ascensionnelles pour découvrir la ville d'en haut









1.Via delle Belle Arti, Bologne
2. Via de' Musei, Bologne
3. & 4. Décors muraux dans le Cortile di Pilato, Basilica di Santo Stefano, Bologne





... se promener du matin au soir sous les dizaines de kilomètres d'arcades de Bologne : version nocturne et diurne, arcades peintes, nues ou feintes, on ne s'en lasse pas ...






1.Via Santo Stefano, Bologne
2.Arcades de la Via Archiginnasio et de la VIa Garibaldi, Bologne
3. Cloître du musée de la catédrale,
Ferrare










Tortelloni?
Lasagne?
Gnocchi?
Capellini?
Spaghetti?
Orecchiette?
Trop de choix tue la pasta!
Un poco di tutto per favore, e basta!












1. L'archigin-
-nasio, Bologne
2.Cloître de la basilique San Domenico, Bologne







... pousser les portes pour découvrir des palais et cloîtres secrets, cachés derrière les façades rouges de Bologne ...












1. Quartier de la Via Drapperie, Bologne
2. Chiesa di San Francesco, Bologne
3. Fontaine de Neptune, par Giambologna, Bologne












... sans oublier les traditions locales ...


Vivement la découverte d'un nouveau petit bout de la dolce vita mais en attendant, et si nous nous replongions dans l'Italie des artistes du XIXe siècle avec l'exposition Voir l'Italie et mourir?

vendredi 8 mai 2009

Cookies croustillants à la noisette et aux pépites de chocolat

Leçon pour une petite improvisation "new cookies fastoches" :

- Partir de sa classical fétiche recette
- Remplacer une partie de la farine par de la poudre de noisette
- Faire cuire suffisamment longtemps pour avoir du croustillant et laisser le temps à la noisette de cuire
- Et enfin se régaler avec une nouvelle variété de cookies dits "croustillants à la noisette et aux pépites de chocolat"!

Parfois c'est pas plus compliqué que ça de détourner un must!




























Ingrédients (pour une vingtaine de cookies) :
  • 90 g de beurre mou
  • 100 g de sucre roux
  • 1 œuf
  • 100 g de farine
  • 60 g de poudre de noisette
  • 1 cc de levure
  • 1/2 cc de bicarbonate de soude
  • 150 g de chocolat

Préchauffer le four à 180°C.
Détailler le chocolat en grosses pépites.

Travailler le beurre avec le sucre à l'aide d'une fourchette. Ajouter l'œuf et amalgamer le tout. Dans un grand bol mélanger la farine, la poudre de noisette, la levure et le bicarbonate de soude. Ajouter ce mélange dans le premier. Mélanger avec les mains.
Ajouter enfin les pépites de chocolat (en réserver toutefois une partie pour les mettre en surface)

Former des boules de pâte entre les paumes de vos mains et les écraser très légèrement. Les déposer sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Parsemer quelques pépites de chocolat sur la surface. Enfourner pour une quinzaine de minutes jusqu'à ce que les cookies soient bien dorés.

jeudi 30 avril 2009

L'histoire de petit ours brun en guimauve ... un peu amoché

Savoir relever des défis ... faire fi des embûches ... persévérer ...

Faire des nounours en guimauve enrobés de chocolat, voilà le challenge que je m'étais fixé depuis quelques temps. Mais bien sûr pas n'importe comment : je souhaitais un rendu précis donc une méthode adéquate était à trouver!

Choisir la technique, essayer, se faire saccager son travail, ne pas perdre courage et recommencer ... Voilà l'histoire-recette de mes petits ours à la tronche un brun amochée!












Mon objectif était d'obtenir des nounours le plus proche possible du rendu de ceux trouvés dans le commerce. Pour cela, impossible de faire la technique du découpage de guimauve puis trempage dans le chocolat fondu : hors de question d'obtenir une guimauve enrobée d'une trop grosse couche de chocolat et qui ne soit pas en relief.
J'ai donc acquis lesdits moules en forme de nounours et commencé ma laborieuse expérience plus qu'approximative ! Parce qu'avouons-le, je ne suis pas bien équipée et le tempérage du chocolat et autres sciences chocolatées, je ne m'y suis pas encore plongée. J'ai donc choisi par défaut une technique simple, nécessitant peu de connaissance et de matériel et plutôt longue.


1re étape : mouler la couche supérieure de chocolat c'est à dire le fond des empreintes
Après avoir fait fondre le chocolat au bain-marie, l'appliquer en une fine couche à l'aide d'un pinceau dans le fond des empreintes d'un moule en silicone. Laisser le chocolat prendre (possibilité de le mettre dans le réfrigérateur pour les plus pressés mais en tant que nullos du maniement du chocolat, je crois que c'est mal de faire ca, voyez...)
Une fois que le chocolat commence à figer un peu, à l'aide d'une maryse, racler la surface du moule pour enlever le surplus de chocolat et ce qui déborde.
Mettre éventuellement une 2e fine couche de chocolat pour assurer un meilleur démoulage (...).
2e étape : préparer une guimauve nature
Pour la recette, je vous renvoie vers celle que j'utilise, version nature bien sûr. Par contre il ne faut vraiment pas trop travailler la guimauve c'est-à-dire ne pas attendre qu'elle soit trop épaisse : il faut qu'elle soit encore bien liquide pour avoir le temps de s'étaler uniformément dans les empreintes recouvertes de chocolat.
Tacher de remplir les moules rapidement car la guimauve s'épaissit rapidement.
Remplir donc les alvéoles de guimauve, en vous arrangeant pour qu'il y en ait environ 2 à 3 mm de moins que le haut des empreintes recouvertes de chocolat. Laisser prendre quelques heures.
3e étape : 2e couche extérieure de chocolat
Une fois la guimauve complètement sèche, la recouvrir de chocolat fondu au bain-marie, à l'aide d'un pinceau.
Laisser prendre.
4e étape : démoulage
Une fois que tout le chocolat est bien pris, c'est le moment tant attendu et risqué du démoulage : en exerçant une légère pression sur le dos des empreintes, tachez de faire sortir les nounours délicatement. Malheureusement comme le trahit très bien ma photo, une partie du chocolat est restée collée dans les moules! Sans parler du fait qu'à force de manipuler les moules, ces derniers commençaient à chauffer. La fine couche de chocolat a d'ailleurs gardé la trace de mes empreintes ...


Autant dire que malgré ces quelques manques de chocolat en surface, je n'étais pas peu fière du résultat. Mais revenons justement un instant sur cette histoire de persévérance et de challenge semé d'embûches : ma (presque parfaite) tournée, à peine démoulée et toujours pas goûtée, était gentiment "entreposée" dans le four (un manque de place momentané m'y obligeait) jusqu'à ce qu'un certain Dr Traitre décide d'allumer le four sans s'apercevoir de ce qu'il contenait ...

CATA-AGGLOMERAT-RAGE

Heureusement, déterminée comme je suis, je n'ai eu plus qu'à recommencer... après tout, il n'était plus question que de quelques heures de plus à faire fondre, tapisser et attendre ...


Épilogue technique :
- Le moule en silicone est une très mauvaise idée. Des moules en plastiques rigides spécial chocolat (en polycarbonate me semble-t-il) sont très certainement plus adaptés : un simple renversement des moules permettrait de faire tomber les chocolats. Le silicone colle au chocolat et surtout, il a l'inconvénient d'être mou et donc ici d'aider encore davantage au moment du démoulage à casser le chocolat autour de la guimauve! Mais je suppose que c'est aussi une histoire de tempérage du chocolat...
- Le fait de rajouter une 2e fine couche de chocolat dans le fond des moules n'est pas de trop, et rendra les nounours un peu moins fragiles pour le démoulage (j'oubliais, j'ai essayé la technique du tapissage de beurre dans les empreintes mais c'était peut-être un peu bête : le chocolat chaud le fait complètement fondre et se mélange à lui, donc je pense pouvoir dire que c'est tout à fait inutile)

Épilogue gustatif :
Parfait! En plus avec cette méthode la couche de chocolat autour de la guimauve est vraiment ultra-fine et le rapport guimauve/chocolat est pile poil ce qu'il faut!



Morale de l'histoire :

La technique découpage/trempage est beaucoup plus rapide mais le 4hbrclr a décidé d'avoir de grandes ambitions.
Et puis après tout, mouchetés de blanc ou pas, on s'en fout, ils étaient trop bons. Fondus ou entiers, ils se sont tout aussi bien mangés. Même Doody notre adorable petit chien n'y a pas résisté...

mardi 21 avril 2009

Muffins chocobanana

"Banane-Chocolat" étant indéniablement la meilleure association sucrée qui soit (si si je vous assure!), le 4hbricoleur se devait de mettre au point pour vous une petite recette de muffins ultra moelleux, forts en chocolat ET en banane.

Simplicité, efficacité
Il ne vous reste plus qu'à tester!



























Ingrédients (pour une douzaine de muffins) :
  • 2 œufs
  • 75 g de beurre
  • 150 g de farine
  • 2 cc de levure chimique
  • ½ cc de bicarbonate de soude
  • 80 g de sucre en poudre
  • 150 g de chocolat
  • 3 bananes

Faire fondre le chocolat avec le beurre au bain-marie.
Préchauffer le four à 210°C.

Dans un saladier, mélanger les œufs avec une banane écrasée. Ajouter le chocolat et le beurre fondus. Dans un 2e récipient, mélanger la farine, le sucre, la levure et le bicarbonate de soude. Ajouter ce mélange dans le premier et amalgamez le tout rapidement. Ajouter les deux bananes restantes coupées en dés assez gros et mélanger une dernière fois la pâte.

Remplir des moules à muffins aux 3/4 et enfourner pendant une vingtaine de minutes.


Décorer éventuellement les muffins de rondelles de banane avant la cuisson.

Et pour une version encore plus gourmande et chocolatée, ajouter à cette recette des pépites de chocolat dans la préparation!

samedi 4 avril 2009

St Jacques et tranche de lard se la coulent douce sur leur matelas de purée de fèves

J'ai fait un atelier cuisine de gangster culinaire et il y avait "que des numéros 10 dans ma team"

Marie/Tibo/Maxime genre Dijon Globe Cookers

Une équipe bien en place, capable d'évoluer aussi bien en 4-4-2 qu'en 4-3-3, de la cuisine totale, du mouvement, une équipe solide défensivement et dure sur l'homme, une attaque brillante aussi spectaculaire qu'efficace, un milieu visionnaire, véritable métronome du match.

Passons les détails, la victoire a été sans appel grâce à cette combinaison magique St Jacques / lard / purée de fèves / balsamique (le balsamique était déjà rentré au vestiaire pour la photo).




























La recette ?
pas de problème, le 4hbrclr va vous la donner!

Mais avant de débuter la rencontre, c'est l'heure de l'hymne national chanté par Roberto Alagna.

Émotion patriotique

Voilà, c'est le début de cette rencontre tant attendue et on peut s'attendre à du beau spectacle ce soir.

Ingrédients (pour 1 personne) :

  • 3 belles grosses Saint Jacques AVEC le corail
  • 1 tranche de lard fumé achetée chez le boucher moustachu
  • 100g de fèves pelées (celles de picard feront très bien l'affaire)
  • 4 à 5 CS de balsamique
  • 1 calculatrice multifonction (genre casio fx880p) pour faire les calculs nécessaires si vous avez des convives

Commencer par la première étape : la purée de fèves. Pour cela faire cuire les fèves pendant 15 minutes dans de l'eau bouillante salée. Une fois les fèves cuites, les mixer avec de la crème et du lait chaud (du beurre si ça vous fait plaisir) ; l'objectif étant d'obtenir une consistance ni trop liquide ni trop épaisse. Ne pas oublier d'assaisonner avec sel et poivre. Ne vous fiez pas au goût pas forcément extraordinaire de cette purée, elle sera ensuite sublimée par les autres ingrédients. Réserver ou disposer sur une assiette si vous êtes prêt à enchainer sur la suite de la recette.

A partir de maintenant, ça rigole plus. Shiva doit être en vous car il va falloir cuire tranches de lard et Saint Jacques en même temps dans 2 poêles différentes puis déglacer avec du vinaigre balsamique celle contenant les Saint Jacques et tout ça en l'espace de quelques minutes.

Les tranches de lard n'ont pas besoin de matière grasse pour la cuisson.
Pour les Saint Jacques mettre un filet d'huile et une bonne noisette de beurre. La cuisson est rapide mais il faut quand même faire colorer un peu les Saint Jacques (comme sur la photo) et les saler légèrement. Enlever les Saint Jacques du feu et déglacer avec le vinaigre dans cette poêle à feu vif.

C'est le moment de disposer la tranche de lard et 3 belles grosses Saint-Jacques délicieusement dorées sur le lit de purée de fèves. Une fois le vinaigre réduit, mettre un joli filet de cette délicieuse réduction sur ce petit chef d'œuvre gustatif. Laisser aller l'artiste qui est en vous pour faire un zig zig vinaigré digne des plus belles chaises de Gerrit Rietveld (... il se la raconte un peu quand même le 4hbrclr)

dimanche 15 mars 2009

Vendredi, c'est Jour du macaron!

Déjà plusieurs années que le "Jour du macaron" existe et croyez-moi, c'est une très chouette occasion d'allier dégustation et bonne action. J'ai plus qu'apprécié la journée de l'année dernière, alors l'édition 2009 qui a lieu ce vendredi 20 mars ne se fera pas sans moi!















Macarons
Pierre
Hermé



D'une boutique participante à l'autre, la dégustation est forcément plus ou moins généreuse et intéressante et je ne vous cacherais pas que c'est surtout chez Pierre Hermé que ça vaut le coup (il faut dire que le succès de ses boutiques le lui permet) : quelques macarons au choix à déguster parmi une large sélection de parfums créés depuis ses débuts et qu'il propose de nouveau pour l'occasion. Perso, n'ayant pas réussi à goûter tous les anciens parfums l'année dernière, je compte bien m'atteler de nouveau à cette tâche vendredi!

Bien sûr il n'y a pas que Pierre Hermé, et bien sûr il n'y a pas que Paris. La liste est un peu plus importante chaque année. D'ailleurs, pour 2009, bonne surprise, il semblerait que Sadaharu Aoki participe aussi!

Outre les macarons à déguster gratuitement, chaque enseigne participante crée pour l'occasion un macaron rouge pour lequel vous pourrez faire un don pour la Fédération des maladies orphelines qui est associée à cette journée.

Annulez vos réunions, reportez vos rendez-vous, posez vos congés, séchez vos cours et à vendredi! (entre midi et 2 et en fin de journée ca marche aussi mais vous êtes prévenus, la queue risque d'être plus longue!)

jeudi 5 mars 2009

Beignets de Carnaval : les Fantaisies

Lasse de ne pas trouver de beignets de Carnaval dans les boulangeries parisiennes (pas moyen, le parisien n'a vraiment pas l'air de connaître...), je me suis dis que si je voulais un mardi gras digne de ce nom cette année (bien qu'en retard), il allait falloir que je m'y mette! Et attention, quand je parle de beignets de Carnaval, il ne s'agit pas de gros donuts ou beignets fourrés mais bien des beignets propres à la période du Carnaval, nommés et préparés différemment selon les régions. En Bourgogne et en Franche-Comté, on les appelle des Fantaisies : croustillants en surface et plutôt mous en dedans!

D'où je tiens la recette?! De ma Mamie pardi!


























Ingrédients (pour environ 80 beignets) :
  • 75 g de sucre en poudre (ou 15 morceaux de sucre)
  • 2 CS d'eau de fleur d'oranger
  • 3 œufs
  • 100 g de beurre fondu
  • 500 g de farine
  • 1/2 sachet de levure
  • de l'huile (pour la cuisson)
  • du sucre glace

Dans un grand saladier, laisser le sucre s'imbiber de l'eau de fleur d'oranger. Ajouter les œufs battus en omelette et le beurre fondu. Mélanger. Ajouter la farine additionnée de la levure et former une boule avec les mains.

Laisser reposer la pâte à température ambiante pendant une heure minimum.

Etaler la pâte au rouleau sur un plan de travail fariné de telle sorte qu'elle ait une épaisseur de 5 mm environ (mais c'est selon les goûts : avec une pâte plus fine, le beignet sera plutôt croustillant et creux tandis qu'avec une pâte plus épaisse, il sera plus dodu et moelleux). Découper des bandes dans la pâte puis des losanges et faire une entaille au centre des formes ainsi obtenues.

Cuisson version poêle :
Mettre de l'huile dans une poêle de façon à ce qu'il y ait 4 à 5 cm de hauteur. Faire chauffer l'huile.
L'huile doit être bien chaude pour que les beignets cuisent plus vite et surtout soient moins gras. Faites des essais avec des petits bouts de pâte : lorsque vous les plongez dans l'huile ils doivent remonter aussitôt à la surface et gonfler. Attention toutefois à ne pas faire brûler l'huile.
Plonger les morceaux de pâte dans l'huile par 5 ou 6 selon la taille de votre poêle. Les retourner au bout de 1 à 2 min, lorsque les beignets commencent à dorer sur les côtés. Les déposer sur une assiette recouverte de papier absorbant pour ôter le surplus de gras. Une fois les beignets refroidis, les saupoudrer de sucre glace et se régaler!

Cuisson version friteuse :
il faudra trouver la réponse ailleurs, je ne me suis jamais servi de cet ustensile...

vendredi 27 février 2009

Cookies doublement chocolatés

Qui dit cookies doublement chocolatés dit surtout cookies avec double dose de chocolat :
- tout d'abord fondu dans la base de la recette (et pas du cacao, hein, parce que mettre du cacao dans un gâteau ça n'a rien à voir!)
- et bien sûr en grosses pépites

























Ingrédients (pour une vingtaine de cookies) :
  • 75 g de beurre
  • 100 de sucre en poudre
  • 1 œuf
  • 160 g de farine
  • 1/2 cc de levure chimique
  • 1/2 cc de bicarbonate de soude
  • 220 g de chocolat (120 g à faire fondre et 100 g pour les pépites)


Préchauffer le four à 180°C.
Détailler tout le chocolat en pépites (120 g sera fondu et le reste sera mis en pépites dans les cookies).

Travailler le beurre mou et le sucre à l'aide d'une fourchette. Ajouter l'œuf puis les 120 g de chocolat préalablement fondu au bain-marie. Dans un grand bol, mélanger la farine, la levure et le bicarbonate de soude. Ajouter le tout dans le premier mélange et travailler la pâte avec vos mains pour qu'elle soit bien homogène. Ajouter une partie des pépites de chocolat et mélanger de nouveau.

Sur une plaque recouverte de papier sulfurisé, déposer des petites boules de pâte que vous pouvez rouler entre les paumes de vos main. Déposer quelques pépites de chocolat au sommet et enfourner pendant une dizaine de minutes.

Cuisson
Avec des cookies aussi chocolat que ceux-là, difficile de surveiller la cuisson grâce à la couleur que prend le biscuit. Les cookies doivent s'étaler un peu mais rester épais et surtout être encore tout mous lorsque vous les sortez du four : en refroidissant ils durciront juste ce qu'il faut pour rester moelleux! Mais si vous préférez des cookies plus croustillants, prolonger la cuisson de 5 bonnes minutes voire davantage.

dimanche 8 février 2009

Muffins banane et noix de pécan caramélisées au sirop d'érable

Pour réussir des muffins à tous les coups, l'essentiel est d'avoir une bonne recette de base à partir de laquelle on modifie à loisir les parfums, fruits, chocolats, etc. J'utilise déjà plusieurs recettes mais elles sont un peu particulières et difficilement adaptables à d'autres fruits ou parfums. Je suis donc allée en quête de cet appareil passe-partout et après plusieurs essais je suis plutôt satisfaite du résultat!
























Je suis partie d'une recette de Nigella Lawson (c'est le blog Tuyau de poêle qui m'y a "conduite" grâce à ses photos très alléchantes). Mais n'ayant pas envie d'utiliser de l'huile, je l'ai remplacée par du beurre (allez savoir pourquoi, l'huile dans les gâteaux je trouve ça toujours un peu bizarre même si je pratique parfois et que beurre ou huile, niveau gras c'est kifkif) . Puis je me suis rendue compte qu'avec un yaourt, c'était chouette aussi!

Bref, après plusieurs petits micmacs, la recette que j'ai mise au point me plaît beaucoup : muffins bien moelleux, aérés, avec un léger croustillant en surface.

La voici expérimentée ici dans une version banane et noix de pécan caramélisées au sirop d'érable - tout simplement une merveilleuse association. Les pacanes sont caramélisées selon la recette de Jasmine : très sympa pour grignoter mais je trouve que dans les gâteaux c'est aussi très intéressant...



Ingrédients (pour 10-12 muffins) :
  • 2 œufs
  • 80 g de beurre
  • 1 yaourt nature
  • 220 g de farine
  • 2 cc de levure chimique
  • 1/2 cc de bicarbonate de soude
  • 120 g de sucre en poudre
  • une vingtaine de noix de pécan
  • 4 CS de sirop d'érable
  • 2 bananes

Préparer les noix de pécan caramélisées

Faire revenir à sec les noix de pécan dans une poêle. Lorsqu'elles sont chaudes et commencent légèrement à cuire, ajouter le sirop d'érable. Enrober les noix du sirop et remuer sans cesse jusqu'à l'évaporation-absorption-caramélisation complète du sirop d'érable qui se cristallise autour des noix.

Laisser refroidir dans un bol.

Les muffins

Préchauffer le four à 200°C.

Dans un saladier mélanger les œufs, le yaourt et le beurre fondu. Dans un plus petit récipient mélanger le sucre, la farine, la levure et le bicarbonate de soude. Ajouter ce mélange dans le 1er et amalgamer le tout. Ajouter les bananes coupées en dés et les noix de pécan refroidies.






Remplir des moules à muffins aux 3/4 et enfourner pendant 20-25 min.

Avant d'enfourner, décorer éventuellement la surface des muffins de rondelles de banane ou de noix de pécan.

jeudi 29 janvier 2009

Macarons au chocolat

Parce que les macarons ont eux aussi leurs classiques qu'il faut maîtriser, voici l'incontournable macaron au chocolat, version en toute simplicité mais au succès assuré!


























Préparer les coques en ajoutant 15 g de cacao non sucré dans le mélange sucre glace/poudre d'amande.
Pour la garniture, préparer une ganache au chocolat.



Ingrédients (pour garnir une quarantaine de macarons) :
  • 160 g de chocolat
  • 15 cl de crème fraîche liquide ou semi-épaisse
  • 25 g de beurre

Porter la crème à ébullition et la verser sur le chocolat finement haché. Mélanger jusqu'à l'obtention d'un mélange lisse et ajouter le beurre coupé en petits bouts. Mélanger de nouveau jusqu'à ce que ce soit homogène et lisse. Laisser refroidir et épaissir la ganache à l'air libre.

Une fois que la ganache se tient bien, en garnir les macarons à l'aide d'une poche à douille.


Lorsque les macarons sont garnis, les placer dans le réfrigérateur à plat, le temps d'être sûr que la ganache ne risque pas de couler ou glisser. Quand la ganache sera bien réfrigérée, placer les macarons sur la tranche.

Attendre 24 à 48h avant de déguster pour que les parties s'imprègnent bien et que les macarons soient plus moelleux.