samedi 9 août 2014

Moules à la tomate, chorizo et salicorne

Les week-end passés en Bretagne sont toujours l'occasion de concocter un petit plat avec les produits locaux. Comme souvent, ce sont les fruits de mer qui sont à l'honneur, mais cette fois-ci nous y avons ajouté de la salicorne, cueillie pour la première fois, et du chorizo, venu d'un peu plus loin...

 
L'association fruits de mer-chorizo nous a été inspiré par un dîner Dans les Landes : je m'étais régalé quelques jours plus tôt avec un juteux plat de moules et couteaux, tomates et chorizo, bien relevé, façon basquaise.

Pour la salicorne, il a suffi d'observer quelques instants les pêcheurs à pied de l'anse de Penfoulic, à Fouesnant, pour avoir envie de s'y mettre et de trouver une façon de la cuisiner.
La salicorne a un goût iodé, un peu acidulé, et donne un peu de texture au plat.
Il faut plutôt cueillir la partie supérieur des grandes tiges, en évitant les parties plus marron. 





Ingrédients (pour 4 personnes) :
  • 2,5 kg de coquillages type moules, palourdes, couteaux, etc.
  • 2 grosses boîtes de conserve de tomates pelées (1 kg)
  • 2 grosses poignées de salicorne
  • 1/2 chorizo doux
  • huile d'olive
  • 1 oignon moyen
  • 2 gousses d'ail
  • 1 CS de piment d'espelette
  • poivre, sel

Préparer la sauce tomate
Dans un grand faitout, faire revenir l'oignon émincé avec un peu d'huile d'olive. Ajouter l'ail finement hachée et le chorizo coupé en grosses allumettes. Faire revenir 1 à 2 minutes. Verser les tomates pelées (les écraser si possible au préalable, avec les mains, en évitant de se gicler) avec leur jus. Ajouter le piment d’Espelette. Poivrer et saler, mais pas trop car les coquillages apporteront aussi du sel. Laisser mijoter.

Préparer la salicorne
Trier et nettoyer la salicorne. Enlever les parties un peu marron. La blanchir 3 min dans une casserole d'eau bouillante. Retirer, égoutter et réserver.

Préparer les fruits de mer
Dans une grande poêle ou un faitout, faire cuire les coquillages préalablement rincés, à sec. Dès qu'ils s'ouvrent, les retirer de la casserole.

Finaliser le plat
Une fois la sauce tomate bien mijotée et un peu réduite, ajouter la salicorne et les coquillages cuits. Bien mélanger pour que l'ensemble se lie et que tout soit bien réchauffé. Rectifier l'assaisonnement si besoin.

Régalez-vous avec les doigts et un grand bavoir !

Bon plan : petit clin d’œil aux viviers Olivier à la Forêt-Fouesnant (photos à droite ci-dessus) : beau choix de coquillages, super accueil et de généreux conseils culinaires.


dimanche 27 juillet 2014

Cobbler à la rhubarbe

Le cobbler à la rhubarbe s'invite souvent pour le dessert ces derniers temps : une bonne alternative
aux crumbles, tartes ou clafoutis pour utiliser les fruits de saison.
La rhubarbe est ici compotée sous un biscuit moelleux rappelant les scones.



Pour cette version, j'ai simplement repris ma recette de cobbler aux pêches. N'hésitez pas à la décliner avec d'autres fruits.


Ingrédients (pour un plat de 24 x 24 cm) :

  • 190 g de farine
  • 50 g + 60 g de sucre en poudre
  • 80 g de beurre à température ambiante
  • 1 pincée de sel
  • 1 cc de levure
  • 1 œuf
  • 10 cl de lait
  • 5 grosses branches de rhubarbe (avant cuisson, le plat doit être quasiment rempli de fruits)

Préchauffer le four à 200 °C.
Couper la rhubarbe en tronçons, les mélanger à 50 g de sucre en poudre puis les disposer dans un plat allant au four et préalablement beurré. Enfourner pour une vingtaine de minutes, c'est-à-dire le temps nécessaire à la préparation de la pâte et jusqu'à ce que la rhubarbe soit cuite et tendre.

Avant/Après cuisson de la rhubarbe

Dans un saladier, disposer la farine, le sucre, le beurre et la levure. Pétrir avec les mains jusqu'à l'obtention d'un mélange sableux. Ajouter le lait et l’œuf battu. Mélanger. La pâte est assez liquide mais se tient à peu près.


Sortir le plat avec la rhubarbe du four (elle doit être cuite et avoir formé un sirop) et déposer un peu au hasard des cuillères à soupe de pâte sur les fruits, en n'ayant pas crainte de laisser des vides plus ou moins importants. Enfourner de nouveau pour une bonne demi-heure. La pâte va gonfler et s'étaler tandis que le jus de la rhubarbe va remonter et imbiber le gâteau pour le rendre moelleux. Stopper la cuisson lorsque la pâte est bien dorée.

Déguster tiède ou froid, éventuellement accompagné d'une boule de glace.

dimanche 23 mars 2014

Layer cake banane-chocolat

 
Mes yeux brillent encore en pensant aux layers cakes visibles dans la vitrine de Magnolia Bakery. Pour autant, il ne m'avait pas fallu longtemps pour choisir : le Banana and chocolate buttercream layer cake était une évidence et mes papilles se souviennent comme si c'était hier de la première bouchée.
Depuis, j'attendais du temps et les ustensiles pour enfin le préparer : aucune déception, je me suis régalée autant à le réaliser que le déguster.

Il faut dire que banane-chocolat reste mon duo sucré préféré et je ne résiste pas à la déferlante de layer cakes (c'est à dire des gâteaux constitués de plusieurs couches), qui fleurissent ici ou là, au fur et à mesure que la cuisine anglo-saxone nous envahit. Beaucoup les qualifient d'effrayants et indigestes. Je trouve plutôt qu'ils ont de l'allure, suscitent d'incroyables formes et looks. Surtout, ils n'ont rien d'écoeurant, tout est dans la maîtrise de la crème (au beurre pourquoi pas, mais pas systématiquement) et la qualité du biscuit (pas une génoise donc).


L'astuce pour se simplifier la vie et éviter de réaliser un gâteau immense, trop long à préparer et à manger, réside dans le matériel et les proportions.



Je conseille d'utiliser des petits moules de 15 cm de diamètre maximum.
Tout est ainsi optimisé :
- pas de préparation de gâteau en trop grande quantité
- pas de gâteau qui vous reste sur les bras pendant des jours
- les trois petits moules tiennent sans problème dans le four, si bien que tout cuit en une fournée


La recette vient de The complete Magnolia Bakery cookbook.
Je conserve les mesures en cups et spoons car c'est sympa à utiliser, cela change et c'est presque plus pratique qu'une balance. Si vous n'avez ni cups ni spoons, il existe de bons tableaux de conversion.



Ingrédients (pour un layer cake de 18 cm de diamètre et 25 cm de haut soit une dizaine de personnes)

- pour les gâteaux
  • 3 cups de farine
  • 1 teaspoon de bicarbonate de soude
  • 1/2 teaspoon de sel
  • 1/2 teaspoon de levure chimique
  • 1 cup de beurre à température ambiante
  • 2 cups de sucre
  • 3 gros oeufs à température ambiante
  • 1 1/2 cups de banane mure écrasée
  • 6 tablespoons de buttermilk (ou babeurre ou lait fermenté, qui sont des équivalents)

- pour le glaçage
  • 1 1/2 cups de beurre à température ambiante
  • 2 tablespoons de lait
  • 260 g de chocolat pâtissier
  • 1 teaspoon d'extrait de vanille
  • 2 1/4 cups de sucre glace


Préparation des cakes (une seule préparation à répartir dans trois moules)

Préchauffer le four à 165°C.
Beurrer et fariner les trois petits moules à manquer.

Dans un bol, mélanger la farine, le bicarbonate, la levure et le sel. Réserver.
Dans un saladier, avec le fouet d'un robot à vitesse moyenne, travailler le beurre jusqu'à ce qu'il soit onctueux. Ajouter le sucre progressivement et battre jusqu'à une texture onctueuse, environ 3 minutes.
Ajouter les oeufs un à un, battre bien entre chaque. Ajouter les bananes puis les ingrédients secs.
Mélanger jusqu'à ce qu'ils soient bien incorporés puis ajouter le buttermilk.

Répartir la pâte dans les trois moules en n'hésitant pas à peser pour être sur d'obtenir des gâteaux de taille équivalente.
Enfourner pour 40 à 50 min, la pointe d'un couteau plantée dans les gâteaux devant rester sèche.
Démouler les cakes une fois qu'ils ont tiédi et les laisser complètement refroidir.


Préparation du glaçage

Faire fondre le chocolat au bain-marie. Lorsqu'il est complètement fondu, le sortir et laisser tiédir.
A l'aide d'un robot, battre le beurre jusqu'à une consistance crémeuse, pendant environ 3 minutes.
Ajouter le lait délicatement et battre jusqu'à ce que l'ensemble soit lisse et homogène.
Incorporer le chocolat fondu et battre encore 2 minutes, puis la vanille et battre 3 minutes.
Ajouter le sucre et battre progressivement à faible vitesse jusqu'à l'obtention d'un mélange crémeux, en évitant d'introduire de l'air.


Dressage du layer cake

Pour réaliser le dressage il est important que la crème soit toujours à température ambiante (mais pas en train de fondre!) c'est à dire bien crémeuse et donc facile à travailler.
Couper le dessus des trois cakes de manière à obtenir 3 disques réguliers en terme d'épaisseur*.


Prendre un premier gâteau et étaler dessus une couche de glaçage à l'aide de la spatule : 1 cm environ d'épaisseur suffira.
Ajouter le deuxième disque en le soudant bien au premier. Mettre du glaçage dessus puis ajouter le dernier gâteau.
Recouvrir d'un peu de glaçage au dessus et sur les côtés pour combler les éventuels trous entre les couches de gâteau.
Placer le gâteau au réfrigérateur pour une petit-demi heure : cela permettra au glaçage de se raffermir un peu et donc de fixer le gâteau pour terminer le dressage.

Recouvrir le gâteau du reste du glaçage et lisser à l'aide de la spatule. Côté créativité, à vous de jouer! J'ai choisi de le laisser plutôt lisse façon maçonnerie "brute de décoffrage" mais il existe beaucoup plus chic. Pour le sublimer un soupçon, j'ai ressorti mes jolis billes perlées argentées qui croquent et les ai parsemées en couronne sur le dessus.

Conserver le gâteau au frais et toujours le sortir une demi-heure avant de le déguster.




Cadeau! Pour fêter les 6 ans du blog (passés de quelques jours), voici le premier et plus fantastico-vilain des gif du 4hbricoleur!
Joyeux tournis et merci à vous de continuer à passer par ici, aussi irréguliers que peuvent être les posts.
A bientôt!


*Pour ceux que cela inquièterait, on ne gâche pas les couvercles des trois disques de gâteaux! Cela fait de très bonnes miettes à tartiner du reste de glaçage. Vous pouvez aussi en faire des cake pops.

dimanche 29 décembre 2013

Sublimer un gâteau de fêtes : sapins en masking tape

Si comme moi vous n'avez pas eu le temps de vous lancer dans d'ambitieux desserts pour Noël ou le Jour de l'An, voici une petite astuce pour sublimer rapidement de plus simples gâteaux et leur donner un air de fête!

Vous le devinez, je ne suis pas allée chercher très loin cette idée : des cure-dents en bois, du masking tape et c'est parti pour l'atelier "forêt de sapins".

Tarte au chocolat dite "la piste noire"
Cake pistache-fleur d'oranger parsemé de sapins





Technique :
Découper des bandes de masking tape de différentes longueurs. Les coller sur les cure-dents en les repliant sur elles-mêmes. Avec des ciseaux, taillez en biseaux les bandes de papier pour obtenir des sapins.



La piste noire











Multipliez les couleurs, les formes et les tailles des sapins. En piquant vos desserts avec ces quelques piques improvisées, ils prendront facilement des airs de bûches et autres gâteaux de fête.



jeudi 26 décembre 2013

Cake pops chocolat-orange

Ce n'est pas si souvent qu'il y a des restes de gâteaux par chez nous, mais après avoir réalisé le marbré magique, une quantité non négligeable se retrouvait inutilisée, l'occasion parfaite pour se lancer dans les cakes pops.

Pour ceux qui ne connaissaient pas, petite session de rattrapage!
Les cakes pops sont des gâteaux en forme de boule, sans cuisson, montés sur des bâtons, façon sucettes. Leur intérêt réside surtout dans le fait que c'est une manière sympa et rapide de recycler des restes de gâteau.
Le principe est donc de mélanger systématiquement une base de gâteau (type cake et réduit en miettes) à un liant qui va figer le tout : fromage frais, ganache, confiture, crème de marron ou autre.
Vous pouvez bien sûr préparer un gâteau spécifiquement pour cela ou faire cuire de la pâte à gâteau dans des moules à cake pops mais je trouve que cela perd un peu de son intérêt, seule la forme reste alors intéressante.
Côté goût, ces bouchées sont assez proches de petites truffes.

Pour le premier essai, j'ai voulu retrouver mon association fétiche de Noël : orange-chocolat


Ingrédients :
  • les restes d'un gâteau au chocolat
  • de la confiture d'orange
  • du chocolat noir pâtissier
  • des décorations type vermicelles, nonpareilles

Façonner les boules
A l'aide d'un mixeur, réduire en miettes les restes de gâteau. Ajouter de la confiture jusqu'à l'obtention d'une pâte qui pourra se façonner facilement à la main.
Rouler des boules de pâtes entre les paumes de la main et les laisser figer une bonne demi-heure au réfrigérateur.

Transformer les boules en sucette
Faire fondre au bain-marie du chocolat pâtissier.
Afin de bien souder les bâtons de sucettes aux boules, planter le bâton, le retirer, le tremper dans le chocolat fondu et le repiquer au même endroit dans la boule de gâteau. En refroidissant (attendre un bon quart d'heure), le chocolat va bien maintenir le bâton au gâteau. Vous pourrez ainsi manipuler plus aisément les sucettes sans que le gâteau ne se fasse la malle.

Customiser les cake pops
Tremper les boules dans le chocolat fondu, tourner et égoutter. Les parsemer de décors et les déposer sur une feuille de papier sulfurisé pour que cela prenne.
Réserver et conserver au réfrigérateur.





Et puisque c'est Noël, je me suis dit que cela ferait un joli petit cadeau gourmand à offrir en famille. Je me suis donc armée de petits sachets, de twine et de masking tape, histoire de customiser rapidement un petit sachet individuel pour que les sucettes ne s'abîment pas.

Par contre je conseille de ne pas laisser trop longtemps les cake pops au chaud et de les conserver au frigo, car selon le liant utilisé, ils ont tendance à se ramollir.




mardi 24 décembre 2013

Marbré magique de Noël : avec une étoile au chocolat

"Wouah mais comment c'est fait?!"
Et ouais, je vous vois avec vos yeux grands écarquillés de gros gourmands!


Moi aussi j'ai été époustouflée quand j'ai vu ce cake pour la première fois, car comme l'a dit Sarra : "Déjà, faire un beau marbré c'est galère, mais alors en plus en forme d'étoile?!".
Il faut bien vous l'avouer, l'idée n'est pas de moi, je n'ai donc pas beaucoup de mérite : je l'ai soigneusement copiée-cuisinée sur Beau à la Louche sans même un soupçon de modification, et pour les fêtes, ça en jette!
Allez je laisse un peu de suspens avant de tout dévoiler...



Ca y est, vous pensez avoir trouvé le procédé de fabrication ?!
Je vous avoue avoir joué un peu autour de moi et j'ai eu droit à quelques réponses rigolotes, parfois pas si loin du compte : un moule spécifique? deux gâteaux emporte-piècés et réemboités? un gâteau qui cuit avec un trou au milieu et qu'on rempli après? le gâteau cuit debout?
Erreurs! ... Allez, je vous explique ! C'est en fait très simple : on commence par cuire un gâteau d'une couleur, on découpe des étoiles dans chacune des parts et on glisse toutes ces étoiles dans le deuxième cake avant cuisson! C'est ça aussi la magie de Noël ;)


Ingrédients

Cake au chocolat noir
  • 4 œufs
  • 140 g de sucre blond
  • 130 g de farine
  • 140 g de chocolat noir dessert
  • 140 g de beurre à température ambiante
Cake au chocolat blanc
  • 4 œufs
  • 140 g de sucre blond
  • 130 g de farine
  • 140 g de chocolat blanc dessert
  • 140 g de beurre à température ambiante

Préparer le cake au chocolat noir (les étoiles)

Préchauffer le four à 180°C.
Faire fondre le chocolat et le beurre au bain-marie.
Travailler le sucre et les jaunes d’œufs ensemble jusqu'à l'obtention d'un mélange blanchâtre. Ajouter la farine. Le mélange va devenir très épais donc utiliser de préférence une fourchette pour amalgamer le tout.
Ajouter le chocolat dans le mélange sucre-œufs-farine.
Monter les blancs en neige et les incorporer délicatement dans la préparation.

Cuire 50 à 55 min.
Laisser refroidir.

Découper les étoiles

Lorsque le cake a bien refroidi, se munir d'un emporte-pièce et découper des parts qui sont à peu près de l'épaisseur de l'emporte-pièce.
Découper les étoiles dans chaque part grâce à l'emporte-pièce et les réserver toutes.


Préparer le cake au chocolat blanc

Préchauffer le four à 180°C.
Faire fondre le chocolat et le beurre au bain-marie.
Travailler le sucre et les jaunes d’œufs ensemble jusqu'à l'obtention d'un mélange blanchâtre. Ajouter la farine. Le mélange va devenir très épais donc utiliser de préférence une fourchette pour amalgamer le tout.
Ajouter le chocolat dans le mélange sucre-œufs-farine.
Monter les blancs en neige et les incorporer délicatement dans la préparation.

Verser un tiers de la préparation dans un moule chemisé de papier sulfurisé.
Déposer toutes les étoiles dans la pâte, bien serrées, en rang d'oignons et couvrir du reste de pâte blanche.

Cuire 50 à 55 min.
Laisser refroidir.



Finalement le cake au chocolat noir cuit deux fois mais étant donné qu'il est bien au cœur du deuxième gâteau il n'y a pas de sur-cuisson. Pour la découpe, pas d'inquiétude, les deux gâteaux se soudent bien, il faut juste veiller à bien faire tenir les étoiles les unes contre les autres.

Et bien sûr, vous pouvez innover avec les formes (sapin, bonhomme de neige, etc.) et les couleurs (pâte de pistache, thé matcha, etc..

Cela ne vous aura pas échappé, la méthode est fastoche et efficace, mais une grande quantité de gâteau est gachée... Pas de panique, j'ai ma ptite idée derrière la tête et vous en dit plus dès demain! En attendant, je vous souhaite à tous un très joyeux Noël!

dimanche 10 novembre 2013

Souvenir des Pouilles : bruschetta pugliese

Après quelques balades dans le nord de l'Italie, nous nous sommes décidés à explorer le sud. Direction les Pouilles : oliviers, mers ionienne et adriatique turquoises, villes blanches aux accents orientaux, fruits et légumes gorgés de soleil, bonne chère et burrata.


Vieste, Porto Cesareo
Ce ne fut pas exactement tout cela mais le charme du sud est bien là ! Il faut dire que la saison terminée, les gens tout autant que le soleil étaient souvent cachés et la région nous a paru désertée. 
Ici, rien à voir avec les vignes des Langhe ou les vallons dorés de la Toscane : ce sont tantôt des paysages déchiquetés en bord de mer, tantôt des plaines à perte de vue. Les villes sont inondées de lumière, et quelle lumière! La siesta y dicte sa loi, la passeggiata se donne en spectacle et chaque journée prend les allures de dimanche. Déroutant toutes ces portes fermées! Il a fallu persévérer : auprès des pêcheurs, pour Giuseppe, devant les rideaux de fer, parfois en vain, mais aussi avec succès, non sans une certaine satisfaction!


Monopoli

Coté cuisine, ce fut beaucoup de pizza, focaccia, mozzarella, pasta et bruschetta. Le tout souvent arrosé d'huile d'olive, toujours d'huile d'olive : c'est important, et surtout, c'est bon. Sans parler du poulpe qui se mange à n'en plus pouvoir (en marmite, en friture, à la plancha, en carpaccio, etc.), de l'origan qui a ici un goût incomparable, de notre découverte des oursins (enfin!), des polpettes, des orechiette ou encore des figues maraudées.
Mais en attendant de maîtriser la focaccia puggliese et les pasticciotto leccese, c'est tout simplement de bruschette que j'ai envie de parler, la classique, celle à la tomate, celle des Pouilles.
Ok ce n'est plus de saison. Ok tout le monde la connait. Erreur.
Sous ses airs d'antipasti évident et fastoche, on a tendance à sous-estimer son intérêt, à la bâcler ou la gâcher. Pas la peine de cuire la tomate, pas besoin de rajouter systématiquement une montagne de mozzarella à faire griller (même si on adore aussi, hein). Pain, huile d'olive, tomates crues, herbes. Avec la petite roquette sur le dessus qui est là comme une herbe aromatique et non de la salade. Un régal. On l'a aussi vue plus simple où seul le pain est préparé et imbibé, tandis que les tomates sont à côté. Mmmh! Sur ce, je prends mon manteau, bye bye l'été, on se revoit l'année prochaine!




Ingrédients:
  • quelques tranches de pain un peu épaisses
  • des tomates savoureuses
  • de l'huile d'olive
  • de l'origan séché ou autres herbes aromatiques
  • du sel
  • de la roquette
  • une gousse d'ail (facultatif)




Couper les tomates en petit dés, les mettre dans un saladier. Saler, ajouter de l'origan et de l'huile d'olive. Bien laisser les tomates perdre leur jus et s'imprégner de toutes les saveurs.
Griller les tranches de pain en les faisant revenir dans une poêle avec un peu d'huile et d'herbes. Dès qu'elles sont dorées, les retirer et les frotter encore chaudes et rapidement avec de l'ail. Laisser refroidir le pain.
Au moment de servir, imbiber les tranches d'un peu du jus des tomates. Déposer les dés de tomates sur le pain, arroser d'huile d'olive et parsemer d'herbes aromatiques, roquette, etc.


Merci à Floriana pour tous ses bons conseils et pour un peu plus de photos c'est par ici.
Pour finir, je ne résiste pas à l'envie de vous montrer un des chouettes foodanimés de J'veux être bonne avec quelques variantes fort appétissantes : bruschetta : tartine à l'italienne!


Vieste, San Nicola Pelegrino à Trani

Peschici, Monte Sant'Angelo, Martina Franca


Polignano a Mare, Duomo de Vieste

jeudi 24 octobre 2013

Tarte figues-pistache

Avant il y avait l'amandine aux poires
Désormais vous pouvez aussi manger une pistachine aux figues



Ingrédients (pour une grande tarte):

Pâte à tarte (toujours la version de P. Hermé)
  • 140 g de beurre mou
  • 75 g de sucre glace
  • 1 œuf
  • 250 g de farine
  • 25 g de poudre d'amande
  • 1 pincée de fleur de sel

Pistachine

  • 60 g de beurre mou
  • 120 g de sucre en poudre
  • 60 g de pistache non salée en poudre
  • 30 g de farine
  • 2 œufs
 500 g de figues fraîches


Préparer le fond de tarte

Travailler le beurre mou et le sucre glace en pommade à l'aide d'une fourchette. Ajouter l'œuf et mélanger. Dans un autre saladier, mélanger la farine, la poudre d'amande et le sel. Verser le tout dans le premier mélange et amalgamer rapidement les différents ingrédients en formant une boule. La placer au réfrigérateur, couverte d'un film transparent, pendant minimum 1 heure.

Sortir la pâte du réfrigérateur, l'étaler assez finement et la placer dans un moule à tarte ou un cercle à pâtisserie. Replacer la tarte au frais voire même au congélateur pour quelques minutes, avant d'enfourner : la pâte va se raffermir et cela évitera qu'elle rétrécisse à la cuisson.

Préchauffer le four à 170°C.
Enfourner la tarte préalablement piquée pour une vingtaine de minutes jusqu'à ce qu'elle soit à peine dorée.

La laisser refroidir.


Préparer la garniture figue-pistache

Travailler le sucre et le beurre ensemble. Ajouter les œufs puis la poudre de pistache et la farine. Mélanger.
Verser la préparation dans le fond de tarte refroidi.

Laver et couper les figues en 4 ou 6 quartiers.
Les disposer dans le fond de tarte sur la crème à la pistache.
Enfourner à 170° C pour environ 30 à 40 min.
Sortir du four lorsque la tarte est bien dorée.


Avant/après cuisson