mardi 30 avril 2013

Le banana pudding de Magnolia Bakery

Il était temps de se remémorer le banana pudding découvert il y a déjà plus d'un an chez Magnolia Bakery.
Le banana pudding ? Une institution là-bas. Une sorte de tiramisu par chez nous. Pas loin du trifle non plus. Bref, un dessert plutôt addictif pour celui qui aime le crémeux et la banane.



Ingrédients (pour 6 à 8 personnes)
recette tirée de The complete Magnolia Bakery cookbook

  • 400 g de lait concentré sucré
  • 1 1/2 cup d'eau froide (soit 25 cl)
  • 1 paquet de 100 g de "vanilla pudding mix" (marque Jell-O)
  • 3 cups de crème fraîche épaisse (soit 50 cl)
  • 4 cups de rondelles de bananes (soit environ 6 bananes) 
  • 1 boîte de 350 g de Nabisco Nilla Waffers (ou 350 g de biscuits à la cuillère par exemple)


Mélanger le lait concentré et l'eau jusqu'à ce que ce soit homogène. Ajouter le "vanilla pudding mix" et mélanger encore deux minutes.
Couvrir et laisser prendre au réfrigérateur pour quelques heures, voire un nuit.
Monter la crème fraîche en chantilly et y incorporer progressivement la préparation réalisée précédemment.

Commencer le montage du pudding :
Au fond du plat, déposer un peu de crème. Tapisser toute la surface de biscuits, ajouter un tiers des bananes puis un tiers de la crème et recommencer deux fois l'opération pour utiliser tous les ingrédients.


Placer le banana pudding au réfrigérateur, au minimum 3 heures, avant de déguster.

Comment se procurer des produits US :
En France il est un peu compliqué de trouver ces produits et marques précises qui composent la recette, mais pas complètement impossible non plus grâce à des enseignes comme Thanksgiving à Paris ou aux supermarchés gourmets dont les rayons "world" sont de plus en plus étendus.
Pour les Nabisco Nilla Waffers, en utilisant des biscuits à la cuillère, le résultat reste très proche.
Pour le "vanilla pudding mix", c'est un équivalent de nos sachets de préparation pour flan mais le gélifiant s'active avec du froid et non du lait chaud.

Bref, pas de panique, ici aussi on peut retrouver le vrai bon goût du banana pudding!

dimanche 17 février 2013

Brioche tressée

Avec une recette qui marche comme sur des roulettes et un kiticrème qui fait le travail à ma place, trop facile d'avoir une brioche parfaite!


J'ai trouvé cette recette dans le livre Brioche parisienne, vendéenne, bordelaise et surtout maison publié aux éditions Marabout et écrit par Nicolas Bernardé, MOF installé récemment à la Garenne Colombes.
C'est mon KitchenAid qui a fait tout le boulot mais à la force des bras et des mains c'est également possible.
Ce livre est vraiment bien fait car en plus de donner une recette de base qui fonctionne très bien, il dévoile pas mal d'astuces et explications sur le mécanisme de la levure, des levées, etc.


Ingrédients pour deux belles brioches :
  • 350 g de farine T45
  • 8 g de sel
  • 45 g de sucre en poudre
  • 21 g de levure fraîche
  • 4 œufs et 1 jaune bien froid
  • 220 g de beurre
  • 1 œuf pour la dorure

Placer la farine dans le bol du robot. Faire un puits et placer les 4 oeufs et le jaune au centre.
Placer séparément le sel, la levure émiettée et le sucre en trois endroits différents du bol, sur les bords.
Pétrir la pâte à l'aide du robot équipé du crochet (vitesse 2 pour un KitchenAid) pendant 10 min.
Ajouter le beurre coupé en dés et reprendre le pétrissage pour 10 min jusqu'à ce que la pâte se détache bien des parois du bol et ne colle plus aux doigts.
Laisser la pâte reposer pendant 30 minutes puis former une boule et la déposer dans un saladier propre. Laisser lever la pâte au réfrigérateur entre 3 et 24h..
Sortir la pâte du réfrigérateur et la diviser en deux car vous pouvez réaliser deux brioches avec cette quantité de pâte.
Commencer le façonnage directement sur du papier sulfurisé.
Former 3 boudins de pâte (25 cm de longueur) dans chacun des deux pâtons et faire une tresse. Pour commencer et terminer la tresse, bien souder les trois boudins et tâcher de camoufler la jointure.



Couvrir les brioches d'un torchon propre et laisser lever une deuxième fois pendant au moins 1h30 pour que la pâte double de volume.

Préchauffer le four à 180°C.
Battre l’œuf et le passer dans une fine passoire et dorer la brioche avec à l'aide d'un pinceau.
Enfourner les brioches chacune à leur tour pour 12 à 15  min jusqu'à ce qu'elles soient dorées.

Pour la conservation des brioches je vous conseille de les mettre dans de l'aluminium ou un sachet plastique afin qu'elles gardent leur moelleux mais rien ne vaut la dégustation le jour J!

Variante pour le tressage
Voici un deuxième essai de tresse qui permet de mettre facilement une garniture au centre de la brioche (façonnage trouvé sur Beau à la louche).




Pour le façonnage il suffit d'étaler la pâte au rouleau après la première levée en formant un rectangle.
Voici en détail la découpe puis le tressage :




Le résultat est joli, par contre, je n'ai pas du tout obtenu le même type de brioche que la tresse réalisée plus haut. En travaillant le pâton au rouleau à pâtisser, la pâte est un peu écrasée et malgré la deuxième levée, après cuisson, la mie est plus dense et moins alvéolé. Je n'ai rien mis d'autre que du chocolat en son cœur. Erreur de ma part car ce dernier s'est complètement aggloméré pendant la cuisson pour former comme une grosse barre de chocolat. Avec un peu de crème pâtissière, de lemon curd, ca aurait donné quelque chose de très bon! Ce sera pour une prochaine!

vendredi 11 janvier 2013

Bucatini, artichauts et pancetta

Vous le savez, on adore les bonnes pastas par ici. On ne résiste pas à l'idée de vous en remettre une bonne plâtrée avec l'une de nos recettes préférées. Une association qui fait crier Pasta Forever à l'intérieur de son petit cœur tendre. Un plat aussi bon et aussi coquin que ça.



Cette recette est inspirée d'un séjour romain où la déambulation entre les étals des marchés nous a fait découvrir un métier local : le tourneur d'artichauts.
Le tourneur d'artichauts est en général un petit papy habile de ses mains qui épluche l'artichaut pour ensuite le faire tremper dans une eau citronnée permettant d'éviter l'oxydation du légume. Sous cette forme, l'artichaut peut être cuisiné beaucoup plus facilement. Mais vous avez du remarquer que les tourneurs d'artichauts ne courent pas les rues par chez nous donc il va falloir s'y mettre les amis. Ou monter sa multinationale de tourneur de légumes. Tremble Google !

Les artichauts sont en fait au cœur de la cuisine romaine artichauts à la romaine, artichauts à la juive, avec des pâtes, etc. Ils sont si souvent utilisés que le rôle du tourneur d'artichaut est devenu indispensable. A moins qu'à l'inverse ce ne soit l'existence du métier de tourneurs qui facilita rudement la tâche et explique qu'on le cuisine beaucoup plus volontiers qu'en France!

Cette recette est également l'occasion de mettre à l'honneur la pasta préférée de l'auteur de cet article (<-- moi). Bucatini, ça ressemble à un gros spaghetti mais avec un trou dedans. Et oui voilà le secret de cette pâte révélé. Ce petit trou permet une cuisson assez rapide et homogène pour une dégustation forcément al dente. Elle est lourde, serpente dans l'assiette et est une caresse pour le palais. (⊙ω⊙)


Ingrédients pour 2 (⊙ω⊙) :
  • 2 artichauts
  • 100 g de pancetta en 2 tranches bien épaisses
  • 30 g de parmesan
  • huile d'olive
  • 1 citron
  • 250 g de bucatini
  • 3 ou 4 tours de moulin à poivre
  • 1 œuf

Vas-y gros fait tourner l'artichaut. 
Passe passe le légume passe passe le légume



Commencer par tourner les 2 artichauts. Plutôt que de vous expliquez comment faire, le plus simple est que vous alliez regarder la vidéo de Marie-Caroline. Dès qu'ils sont tournés, faire tremper les artichauts dans de l'eau citronné. Faire cuire 12 minutes dans le panier vapeur d'une cocotte. Les artichauts doivent être cuits mais encore ferme. Enlever les petits poils au dessus du coeur de l'artichaut. Attention c'est vraiment chaud donc il vaut mieux attendre quelques minutes.



Couper les artichauts grossièrement et la pancetta en gros dés. Mettre une bonne grosse rasade d'huile d'olive dans une poêle et faire revenir les artichauts et la pancetta pour que tout ça colore joliment. Vous pouvez laisser cuire à feu tout doux si l'artichaut n'est pas tout à fait assez cuit.
Faire cuire les pastas dans un grand grand volume d'eau salée. Al dente. Mettre de côté un peu d'eau de cuisson des pâtes. Râper le parmesan (vous n'aviez quand même pas imaginez utiliser du parmesan râpé bande de gros fainéants !). Faire revenir 1 ou 2 minutes les bucatini avec les artichauts et la pancetta en remettant un peu d'huile d'olive et quelques cuillères d'eau de cuisson. Mettre le tout dans un grand saladier.
Incorporer le parmesan râpé et le jaune d’œuf (pensez à le sortir à l'avance pour qu'il ne soit pas trop froid) quand le plat est encore bien chaud. Bien mélanger et poivrer généreusement (avec du poivre grossièrement moulu surtout pas du vilain poivre noir hyper fin). Servir dans de belles assiettes creuses.

Oh mais mais mais...c'est parfaitement délicieux !!


Sur ces quelques notes d'évasion, nous vous souhaitons à tous une très belle et bonne année, quelle soit riche en découvertes!





Église Santa Maria Maddalena ; abords de la Centrale Montemartini avec le gazomètre ; le Tibre
 

lundi 24 décembre 2012

Décorations maison pour Noël (FLTM)

Un petit article de dernière minute car comme vous savez, par ici, pas de mois de décembre sans se plonger au moins un peu dans la déco de Noël.
Mot d'ordre pour cette année : pas le temps d'inventer, ni de faire compliqué alors on se contente de chopper de bonnes idées ! Et on peut dire que cette année, il y avait l'embarras du choix...



Un trophée au mur en masking tape

L'avantage du masking tape est de pouvoir tout oser, particulièrement en recouvrant les murs de grands dessins : ce scotch repositionnable ne laisse pas de traces et se colle et décolle à loisir.
Sapin, étoile ou renne façon trophée de chasse : ils habillent en un clin d'oeil un mur blanc!
L'idée et le modèle du renne sont un peu partout depuis l'année dernière et c'est très facile à reproduire. Et puis ayant un vrai sapin dans le salon, j'ai choisi de mettre le renne au mur plutôt que l'inverse...



Toute explication paraît plutôt superflue tellement c'est simple mais je vous conseille tout de même de faire un dessin préalable sur  papier, à petite échelle, pour bien évaluer les proportions que prendra le dessin.
Découper et positionner au fur et à mesure le masking tape en prenant un peu de recul autant que nécessaire pour s'assurer que le tracé reste droit et équilibré.
De toute façon, c'est fastoche, avec le masking tape on peut se tromper et recommencer à l'infini.



Le Père Noël en boîte

Voila une idée toute simple et rigolote trouvée sur le superbe Sweet Paul Magazine et vu également ici : quelques petits sujets de Noël qui traînent, du gros sel et un bocal vide pour obtenir en moins de deux une déco vintage, d'ailleurs pas si éloignée des boules de neige à retourner.



Matériel :
  • pot, bocal en verre (de confiture ou plus vintage si vous avez)
  • du gros sel
  • des petits sujets de Noël
  • une branche de sapin

Placer du gros sel au premier tiers du récipient. Déposer les petits sujets en les faisant tenir dans le sel. Refermer le pot. Si la verrerie utilisée ne présente pas un grand intérêt, retravailler le couvercle avec un peu de peinture ou de scotch fantaisie.


Village en briques

Attention, on rentre dans les vrais travaux pratiques et pour le coup, cela vous prendra un peu plus de temps. J'ai complètement craqué en voyant ces jolis maisonnettes chez Cocorely : du matériel facile à réunir, de la récup', pas de tour de main difficile et un effet final très sympathique.




Matériel :
  • des briques de jus de fruits, lait ou crème de différentes tailles
  • du papier aux couleurs de Noël
  • cutter et ciseaux
  • colle/scotch
  • masking tape
  • coton
  • une guirlande lumineuse
  •  
     
Inciser les portes et fenêtres sur le devant du carton.
Coller le papier tout autour du carton. Ouvrir le dos des briques au cutter et découper le papier là où le carton est déjà découpé pour former les fenêtres.
Coller du carton au-dessus de la brique en le laissant un peu dépasser pour former le toit.
Mettre du coton à la sortie du bouchon pour simuler la fumée d'une cheminée.
Coller les maisons entre elles.
Cocorely a une technique un peu différente et je vous laisse aller voir ses propres explications plus développées qu'ici.



J'ai placé quelques bougies chauffe-plat dans les petites maisons le temps de la photo mais vu la vitesse à laquelle le carton a chauffé, j'ai préféré les retirer rapidement. Par contre, en utilisant une guirlande lumineuse comme celles prévues pour les sapins, cela conviendra très bien.









En vrac, cette année il y a eu également un calendrier de l'avent tiré du superbe site mini eco ou les photophores spécial "feignants et zéro matos" où les bougies chauffe-plat se suffisent à elles-mêmes encore une fois grâce au masking tape.
Bref, au cas où vous ne l'auriez pas compris, c'est encore avec le masking tape que les décos de Noël ont un bel avenir!





Et puis comme c'est la coutume, vous ne partirez pas réveillonner avant de jeter un oeil sur notre sapin 2012!












Joyeux Noël
à tous
et bonne fin
d'année!

dimanche 18 novembre 2012

Lumières et saveurs d'automne

Dimanche sacrément gris et automnal, non ? J'ai ce qu'il vous faut !
Un dessert aux pommes tout caramélisé et quelques lumières douces pour rester bien au chaud.



Sablé breton - pommes tatin

Pour ce dessert individuel, plusieurs recettes sont assemblées :
- un palet breton
- des dés de pommes façon tatin
- une petite tuile au citron et du caramel pour la déco




Ingrédients (pour 4 desserts individuels avec des cercles de 7 cm de diamètre) :

palets bretons
  • 1 jaune œuf
  • 45 g de sucre en poudre
  • 50 g de beurre mou
  • 65 g de farine
  • 1 pincée de fleur de sel
  • 1/3 de sachet de levure chimique

pommes façon tatin
  • 2 grosses pommes
  • 100 g de sucre en poudre
  • 2,5 cl d'eau tiède
  • 25 g de beurre

tuiles au zeste de citron (pour une quinzaine de tuiles)
  • 25 g de sucre
  • 12 g de beurre
  • 1/2 cc de zeste de citron
  • 1 CS de jus de citron
  • 12 g de farine tamisée

Pour les palets bretons 
(d'après la leçon n°6 "Sablé breton" de Christophe Felder, Pâtisserie. L'Ultime référence)

Fouetter le jaune d’œuf et le sucre jusqu'à blanchiment. Ajouter le beurre mou et mélanger avec une spatule en bois. Ajouter le mélange farine-sel-levure, préalablement tamisé. Mélanger pour obtenir une pâte homogène. Envelopper la pâte de film alimentaire et placer au réfrigérateur pour 2h.

Préchauffer le four à 180°C.

Sortir la pâte du réfrigérateur, l'étaler à l'aide d'un rouleau, entre deux feuilles de papier sulfurisé, de façon à obtenir une épaisseur de 4 à 5 mm.
Enfoncer les cercles sur la pâte et enlever le surplus de pâte autour.
Enfourner pour une quinzaine de minutes (jusqu'à ce que le dessus soit légèrement doré).
Sortir du four, laisser refroidir avec les cercles car ils serviront pour le dressage de l'assiette.

Pour les pommes 
(d'après la leçon n°196 "mini-tatin" de Christophe Felder, Pâtisserie. L'ultime référence)

Préchauffer le four à 180°C.
Éplucher les pommes et les couper en petits dés. Les mettre dans un plat allant au four.
Faire fondre le sucre à sec dans une casserole, sur feu vif. Lorsque le sucre est brun clair, verser l'eau tiède dessus. Mélanger pour homogénéiser le caramel. Ajouter le beurre et mélanger à l'aide d'une cuillère en bois, toujours sur le feu.
Verser ce caramel sur les pommes (en laisser un peu de côté pour la décoration de l'assiette si vous le souhaitez). Couvrir le plat de papier d'aluminium et enfourner pour une trentaine de minutes en remuant de temps en temps. Les pommes doivent prendre une couleur bien dorée. Si besoin, terminer la cuisson à découvert pour laisser s'évaporer l'eau caramélisée du fond du plat.
Laisser refroidir et éventuellement égoutter les pommes s'il reste encore beaucoup d'eau.

Déposer les dés de pommes dans les cercles, au-dessus des palets bretons, en les tassant un peu. Retirer le cercle juste avant de servir.

Pour les tuiles en décoration
(d'après la recette du Sot l'y laisse)

Préchauffer le four à 160°C.
Faire fondre le beurre. Ajouter le sucre. Mélanger. Ajouter le zeste de citron râpé très finement puis la farine, mélanger.
Pour chaque tuile, déposer un peu de pâte sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. L'étaler en formant un disque de pâte très fin (lors de la cuisson, elle va s'étaler encore un peu).
Enfourner pour 12 à 15 min mais ne les laisser pas trop colorer.
Sortir la plaque du four. Laisser refroidir quelques instants, jusqu'à ce que vous puissiez décoller les tuiles sans qu'elles ne se déchirent mais avant qu'elles ne soient trop rigides.
Les placer aussitôt sur un rouleau à pâtisser pour qu'elles prennent une forme arrondie et laisser refroidir.


Conseils d'organisation pour la recette :
- Commencer par préparer la pâte des palets bretons
- Lorsque la pâte repose au réfrigérateur, préparer les pommes
- Pour éviter que les pommes ne détrempent complètement les palets bretons une fois les desserts dressés, deux solutions :
  • égoutter les pommes et dresser le dessert seulement une dizaine de minutes avant de servir
  • passer une fine couche de chocolat blanc fondu sur le palet breton afin de rendre le biscuit hermétique à l'humidité


Lumière automnale

Une chouette idée trouvée grâce à Martha Stewart pour recycler les malheureuses feuilles mortes. Et par les temps qui courent, c'est plutôt facile à trouver!




Matériel :
  • de vraies feuilles mortes ramassées dans le coin de nature le plus proche
  • du vernis-colle
  • des petits pots transparents qui supportent la chaleur
  • des bougies chauffe-plat


Ramasser des feuilles mortes.
Les faire sécher une dizaine de jours selon la technique des feuilles placées à plat entre plusieurs feuilles de papier puis sous des livres bien lourds. Les feuilles vont perdre leur eau, s'assécher et devenir plus fines et légères.
Prendre des petits pots qui vous serviront de photophores.
Coller les feuilles mortes avec le vernis-colle et laisser sécher quelques heures.




dimanche 2 septembre 2012

Les amaretti du nord de l'Italie

Avant la Toscane et sa panzanella, il y a eu également quelques jours dans le nord de l'Italie à la découverte de Turin, des Langhe et de Gênes, où nous avons été charmés par l'accueil et la richesse des villes et paysages.
Ici encore, beaucoup de plaisirs culinaires : farinata, baci di dama, pesto génois et de délicieux jambons italiens. Surtout, on a fait le plein d'amaretti. Ces macarons italiens sont présents un peu partout dans le pays et chaque région se targue d'avoir la meilleure recette et d'en être à l'origine. Pour autant, c'est bien de l'Italie du nord qu'ils sont originaires : Lombardie ou Piémont, c'est selon!



Pour les faire, un jeu d'enfant! Cela fait partie de ces quelques recettes où je me demande comment il est possible d'obtenir un résultat si divin avec si peu d'ingrédients, si facilement et si vite.
Bref, autant inratables que délectables!


Ingrédients (pour une trentaine d'amaretti) :
  • 2 blancs d'oeufs
  • 200 g de poudre d'amande
  • 150 g de sucre en poudre
  • 3 à 4 cc d'arôme d'amande amère (ou 3 à 4 gouttes d'extrait d'amande amère)

Détendre légèrement les blancs d'oeufs avec l'amande amère, en les battant à l'aide d'une fourchette.
Ajouter le mélange poudre d'amande et sucre en poudre. Amalgamer le tout jusqu'à l'obtention d'une pâte homogène qui doit être épaisse.
Placer le tout au réfrigérateur pour une bonne demie heure. Former des boules de pâte de la taille d'une noix à l'aide des mains légèrement humidifiées et les déposer sur une plaque recouverte de papier sulfurisé.
Aplatir légèrement les amaretti avec la paume de la main, toujours humide.

Enfourner pour 15 min à 180°C.




Il ne faut pas laisser le temps aux biscuits de dorer afin qu'ils restent bien moelleux et à peine cuits en leur cœur.
Laisser refroidir avant de déguster avec un bon café par exemple puis les conserver dans une boîte en métal.







 Turin : San Lorenzo, Ponte Umberto I sur le Pô,
marché de la piazza della Repubblica

Gênes : palazzo della via Garibaldi, Boccadasse, palazzo dell'università


Pour plus de photos, c'est par ici.


Comme dans notre article sur la Toscane, voici en bonus quelques bonnes adresses, car en Italie du nord, on ne rigole pas avec la gastronomie : Turin est le berceau de la slow food et de la tendance locavore qui prônent respectivement un retour à la cuisine régionale, conviviale (en opposition aux fast food) et avec des produits locaux. C'est ici que sont nés des enseignes aussi chouettes que Grom et Eataly, bref ce n'est pas rien!

- Eataly (Turin, Gênes ou encore Milan pour l'Italie du nord)
Eataly est un concept de "supermarché-restaurant", version gastronomie saine et bio, plutôt chic : on y trouve de l'épicerie fine, des rayons frais comme dans une sorte de Monoprix ou Lafayette Gourmet mais aussi des restaurants-comptoirs organisés par thématiques : pasta/pizza, poissons, viandes, légumes, etc. Pas si glam' dis comme ça? Croyez-moi, ici les produits sont de qualité et à un prix  raisonnable, on y mange bien, en particulier de bonnes pâtes, avec un système de plats du jour. Côté épicerie, coup de cœur par exemple pour les amaretti, gressins ou encore pâtes qui sont proposés dans un large choix.
- Grom
C'est tout simplement la rolls de la glace. Encore une chaîne?! Et alors? Chez Grom les glaces sont faites avec des techniques artisanales mais aussi des produits bons et bio. C'est LA valeur sure où que vous alliez. Et puis quelle chance, il existe même une enseigne à Paris!
- Dausin - cibi vicini, via Goito 9 angolo via Galliari, San Salavario, Torino
Un restaurant familial, traditionnel et en même temps inventif qui prône lui aussi une cuisine locavore : "0 kilometri, 0 sprechi" (c'est à dire "zéro kilomètre, zéro gaspillage") avec des plats typiques du Piémont. Un superbe accueil et pour terminer le repas en beauté il y a aussi la possibilité de déguster juste à côté, dans la même enseigne, de délicieuses glaces artisanales : nous nous sommes délectés d'un sublime sorbet au ramasin, petite prune violette du Piémont de la taille de nos mirabelles.
- Une petite boutique de biscuits dans une des rues principales de Barolo : impossible de retrouver ses nom et adresse ; par contre je me souviens comme si c'était hier du goût de ses biscuits secs au barolo, à l'huile d'olive, à la noisette mais surtout des baci di dama qui sont deux biscuits à la noisette collés deux à deux avec du gianduja : la spécialité du coin!
- La Strambata, Piazza Nettuno, Boccadasse, Gênes
Dans le petit port de Boccadasse, du côté de la "croisette" des Génois, idéal pour  l'apéritivo (7,50 euros pour deux boissons et buffet apéritif directement sur la plage, plutôt sympa, non?)

mardi 31 juillet 2012

Panzanella - un petit goût de Toscane

Pas un voyage sans goûter aux saveurs locales.
Glaces, pici, glaces, papardelle, glaces mais aussi panzanella ont ainsi rythmé notre séjour en Toscane !




Et pour notre retour c'est la panzanella que nous avons décidé de vous faire découvrir!
Recette emblématique de la région, cette salade de pain est considérée comme un plat du pauvre et cuisinée depuis des siècles. Elle fait la part belle aux restes et produits toscans : du pain doré comme les champs de blé, de belles tomates qui ont rougi sous le soleil, du basilic et de l'huile d'olive, trésor local.


Ingrédients (pour 4 personnes):
  • 8 à 10 bonnes tomates bien mûres
  • 4 à 6 épaisses tranches de pain type miche, un peu rassies
  • 3 CS d'huile d'olive et 1 CS de vinaigre balsamique
  • thym, romarin
  • basilic
  • sel, poivre

Couper le pain en larges dés et les faire poêler dans un peu d'huile d'olive avec quelques herbes (thym, romarin) jusqu'à ce qu'il soit bien grillé. Laisser refroidir.
Couper les tomates en quartiers. Les assaisonner avec un peu de sel, du poivre, l'huile et le vinaigre balsamique.
Placer au réfrigérateur jusqu'à ce que cela soit bien frais et pour laisser le temps aux tomates de rejeter une partie de leur eau.
Ajouter le pain aux tomates et bien mélanger pour qu'il s'imbibe de la sauce et du jus des tomates. Couper du basilic.
Servir sans attendre pour que le pain reste croustillant mais imbibé juste comme il faut!

La version originale préfère un pain qui prend le temps de ramollir dans la sauce et le jus des tomates. Elle peut également être complétée d'olives ou oignons coupés finement et se mange très souvent à température ambiante.



























  San Gimignano, Radicondoli, Sienne, Cole di Val d'Elsa





























 Pour plus de photos c'est par ici!

Et en prime, voici quelques adresses fort sympathiques où nous nous sommes arrêtés pour quelques découvertes culinaires :
- Pizza da Felice, Via Buia 12, Lucques
Idéal pour un repas sur le pouce : parts de pizza et de cecina "al taglio" (à la coupe) pour quelques euros seulement. (La cecina est une très fine galette à base de farine de pois chiche. Un régal et on espère avoir l'occasion de vous en parler!)
- Pasticceria Pinelli, Via Beccheria 28, Lucques
Bar-Pâtisserie comme on en trouve partout en Italie. Chouette accueil et bonnes spécialités dégustées pour trois fois rien : baba au rhum, torta delizia (gâteau d'amande garni au centre de crème d'amande ou de confiture d'abricot) et ricciarelli (biscuits aux amandes).
La Pergola, Via Garibaldi 22, Radicondoli
Pour découvrir quelques spécialités locales (pici, papardelle al lepre) et dévorer les éternelles pizzas!
- La Vecchia Ghiaccera, Monteriggioni
Après une grimpette jusqu'à la forteresse, rien de tel que le réconfort de ce glacier inattendu : glaces artisanales, naturelles et présentées façon Grom. Chic et local : un régal!
- L'incontournable Grom
Car les glaces en Italie c'est comme les frites chez les Ch'tis : il y en a des très bonnes mais aussi des beaucoup moins bonnes. Heureusement, Grom est une valeur sûre. Alors même si les parfums sont en nombre un peu plus réduit qu'ailleurs et identiques d'une enseigne à l'autre (avec toutefois une nouvelle carte tous les mois!), il est toujours bon de savoir qu'on pourra compter sur lui un peu partout en Italie.

mardi 10 juillet 2012

Cookies multigrains

Des ptits cookies tout ronds bourrés de graines et céréales !




Ingrédients (pour une trentaine de petits cookies) :
  • 100 g de beurre mou
  • 80 g de sucre en poudre
  • 1 oeuf
  • 100 g de farine
  • 1/2 cc de bicarbonate de soude
  • 30 g de flocons d'avoine
  • 15 g d'amandes en poudre
  • 15 g de noix de coco en poudre
  • 100 g d'un mélange de noix, amandes, pignons, pistaches et graines de citrouille grillés
  • 3 bonnes poignées de raisins secs

Travailler ensemble le beurre et le sucre jusqu'à l'obtention d'un mélange homogène.
Ajouter l'oeuf et mélanger.
Mélanger ensemble le reste des ingrédients et les ajouter au précédent.
Mélanger avec la main.
Placer au réfrigérateur une petite heure pour que la pâte devienne ferme.

Préchauffer le four à 180°C.
A l'aide d'une cuillère ou à la main, former des petites boules de pâte et les placer tel quel sur une plaque recouverte de papier sulfurisé.
Enfourner pour 10 à 15 min jusqu'à ce que les bords des biscuits soient légèrement dorés.

Laisser refroidir complètement et se régaler!