Affichage des articles dont le libellé est apéritifs. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est apéritifs. Afficher tous les articles

mercredi 23 décembre 2015

Sapin feuilleté au comté

Grâce à un mélange de cuisine et de bricole, voici un peu de fantaisie pour l'apéritif de Noël avec le sapin feuilleté au comté. Cette recette et ses variantes sont devenues incontournables sur Internet qui prend des airs de forêt. L'idée est rigolote, facile à mettre en œuvre, et le résultat en jette. A mon tour, je sème mon sapin et son pas-à-pas!



Ingrédients (pour un sapin de 40 cm de haut et une trentaine de chutes)
  • 2 pâtes feuilletées
  • quelques CS de crème fraiche
  • du sel
  • du poivre
  • 200 g de comté râpé
  • un jaune d’œuf ou quelques CS de lait



1. Dérouler une première pâte feuilletée. Étaler de la crème fraîche dessus.
2. Couvrir de fromage râpé. Saler, poivrer.
3. Dérouler la deuxième pâte feuilletée. L'enduire également d'un peu de crème fraîche et recouvrir la première pâte avec celle-ci, face crémée vers l'intérieur. Placer au réfrigérateur pour faire refroidir et durcir les pâtes si elles ont trop ramolli.
4. Commencer la découpe du sapin en formant un triangle au-dessus avec un tronc à la base. Dans le triangle, couper horizontalement des lignes en laissant quelques centimètres au centre pour former les branches qui partiront du tronc du sapin. Replacer le sapin au frigo quelques minutes pour former plus facilement les torsades avec une pâte ferme.
5. Tourner chaque branche sur elle-même en torsade. Badigeonner la surface de jaune d’œuf ou de lait à l'aide d'un pinceau.
6. Enfourner une vingtaine de minutes à 180 °C. Il faut que le sapin prenne une jolie couleur dorée. Laisser un peu refroidir et déguster.

Ne laissez pas les chutes se perdre, découpez-les en bandes et torsadez-les également.

dimanche 10 novembre 2013

Souvenir des Pouilles : bruschetta pugliese

Après quelques balades dans le nord de l'Italie, nous nous sommes décidés à explorer le sud. Direction les Pouilles : oliviers, mers ionienne et adriatique turquoises, villes blanches aux accents orientaux, fruits et légumes gorgés de soleil, bonne chère et burrata.


Vieste, Porto Cesareo
Ce ne fut pas exactement tout cela mais le charme du sud est bien là ! Il faut dire que la saison terminée, les gens tout autant que le soleil étaient souvent cachés et la région nous a paru désertée. 
Ici, rien à voir avec les vignes des Langhe ou les vallons dorés de la Toscane : ce sont tantôt des paysages déchiquetés en bord de mer, tantôt des plaines à perte de vue. Les villes sont inondées de lumière, et quelle lumière! La siesta y dicte sa loi, la passeggiata se donne en spectacle et chaque journée prend les allures de dimanche. Déroutant toutes ces portes fermées! Il a fallu persévérer : auprès des pêcheurs, pour Giuseppe, devant les rideaux de fer, parfois en vain, mais aussi avec succès, non sans une certaine satisfaction!


Monopoli

Coté cuisine, ce fut beaucoup de pizza, focaccia, mozzarella, pasta et bruschetta. Le tout souvent arrosé d'huile d'olive, toujours d'huile d'olive : c'est important, et surtout, c'est bon. Sans parler du poulpe qui se mange à n'en plus pouvoir (en marmite, en friture, à la plancha, en carpaccio, etc.), de l'origan qui a ici un goût incomparable, de notre découverte des oursins (enfin!), des polpettes, des orechiette ou encore des figues maraudées.
Mais en attendant de maîtriser la focaccia puggliese et les pasticciotto leccese, c'est tout simplement de bruschette que j'ai envie de parler, la classique, celle à la tomate, celle des Pouilles.
Ok ce n'est plus de saison. Ok tout le monde la connait. Erreur.
Sous ses airs d'antipasti évident et fastoche, on a tendance à sous-estimer son intérêt, à la bâcler ou la gâcher. Pas la peine de cuire la tomate, pas besoin de rajouter systématiquement une montagne de mozzarella à faire griller (même si on adore aussi, hein). Pain, huile d'olive, tomates crues, herbes. Avec la petite roquette sur le dessus qui est là comme une herbe aromatique et non de la salade. Un régal. On l'a aussi vue plus simple où seul le pain est préparé et imbibé, tandis que les tomates sont à côté. Mmmh! Sur ce, je prends mon manteau, bye bye l'été, on se revoit l'année prochaine!




Ingrédients:
  • quelques tranches de pain un peu épaisses
  • des tomates savoureuses
  • de l'huile d'olive
  • de l'origan séché ou autres herbes aromatiques
  • du sel
  • de la roquette
  • une gousse d'ail (facultatif)




Couper les tomates en petit dés, les mettre dans un saladier. Saler, ajouter de l'origan et de l'huile d'olive. Bien laisser les tomates perdre leur jus et s'imprégner de toutes les saveurs.
Griller les tranches de pain en les faisant revenir dans une poêle avec un peu d'huile et d'herbes. Dès qu'elles sont dorées, les retirer et les frotter encore chaudes et rapidement avec de l'ail. Laisser refroidir le pain.
Au moment de servir, imbiber les tranches d'un peu du jus des tomates. Déposer les dés de tomates sur le pain, arroser d'huile d'olive et parsemer d'herbes aromatiques, roquette, etc.


Merci à Floriana pour tous ses bons conseils et pour un peu plus de photos c'est par ici.
Pour finir, je ne résiste pas à l'envie de vous montrer un des chouettes foodanimés de J'veux être bonne avec quelques variantes fort appétissantes : bruschetta : tartine à l'italienne!


Vieste, San Nicola Pelegrino à Trani

Peschici, Monte Sant'Angelo, Martina Franca


Polignano a Mare, Duomo de Vieste

mercredi 29 février 2012

Petits sablés salés pour l'apéro

Et si on changeait un peu des gâteaux apéros industriels tout prêts, aussi addictifs soient-ils?!
Par sûre que ceux-là seront plus légers mais au moins ils sont "maison" et on sait ce qu'il y a dedans!


Bons et faciles à faire, ces sablés salés ont déjà pas mal circulé sur les blogs. A partir d'une recette de base, on peut décliner en autant de saveurs que cela nous chante! Pour aujourd'hui, trois parfums au choix :
- parmesan pavot (recette originale rencontrée sur Beau à la louche et Gloubiblog notamment)
- olives et thym
- "goût pizza" : comté, tomates et herbes de Provence


Sablés parmesan - pavot



Ingrédients (pour une cinquantaine de sablés):
  • 180 g de farine
  • 90 g de beurre mou
  • 100 g de parmesan
  • 3 CS de graines de pavot
  • 1 œuf
  • un peu d'eau





Râper le parmesan. Le mélanger à la farine et au pavot. Ajouter le beurre et sabler l'ensemble avec les doigts. Ajouter l’œuf battu et éventuellement un peu d'eau pour former une boule de pâte. La diviser en 3 boudins de 3 à 4 cm de diamètre, les envelopper de papier film et les placer au réfrigérateur pendant une heure.




Préchauffer le four à 180°C.
Lorsque les boudins de pâte sont bien fermes, débiter des tranches de quelques millimètres d'épaisseur et les déposer sur une plaque recouverte de papier sulfurisé pour 15-20 minutes, le temps qu'ils soient dorés (les retourner éventuellement à mi-cuisson).
Laisser bien refroidir avant de servir.



Sablés olives noires - thym

Ingrédients (pour une cinquantaine de sablés) :
  • 180 g de farine
  • 90 g de beurre mou
  • une vingtaine d'olives noires à la grecque
  • quelques branches de thym (ou 2 CS)
  • 1 œuf
  • un peu d'eau


    Dénoyauter les olives noires et les couper en tout petits bouts.
    Mélanger les petites feuilles de thym, la farine et les olives. Sabler le tout avec le beurre. Ajouter l’œuf battu. Mélanger et ajouter éventuellement un peu d'eau pour former une boule.

    Former 3 boudins de 3 à 4 cm de diamètre avec la pâte et les mettre au réfrigérateur minimum 1 heure afin qu'ils se raffermissent.

    Préchauffer le four à 180°C.
    Lorsque les boudins de pâte sont bien fermes, débiter des tranches de quelques millimètres d'épaisseur et les déposer sur une plaque recouverte de papier sulfurisé pour 15-20 minutes (les retourner éventuellement à mi-cuisson).
    Laisser bien refroidir avant de servir.



    Sablés "goût pizza" : tomate/herbes de Provence/comté



    Ingrédients (pour une cinquantaine de sablés) :

    • 200 g de farine
    • 90 g de beurre mou
    • 80 g de comté
    • 4 cc rases d'herbes de Provence
    • 2 CS de concentré de tomate délayé dans 2 CS d'eau
    • 1 œuf
    • du sel


    Râper le comté. Le mélanger à la farine et aux herbes de Provence. Ajouter le beurre et sabler l'ensemble avec les doigts. Ajouter le concentré de tomates délayé et l'œuf battu pour former une boule de pâte. La diviser en 3 boudins de 3 à 4 cm de diamètre, les envelopper de papier film et les placer au réfrigérateur pendant une heure.

    Préchauffer le four à 180°C.
    Lorsque les boudins de pâte sont bien fermes, débiter des tranches de quelques millimètres d'épaisseur et les déposer sur une plaque recouverte de papier sulfurisé pour 15-20 minutes le temps qu'ils soient dorés (les retourner éventuellement à mi-cuisson).
    Laisser bien refroidir avant de servir.



    L'essentiel de la recette :
    - en mettant les boudins de pâte au réfrigérateur vous pourrez ainsi aisément découper les sablés sans trop les déformer. C'est également un temps de repos indispensable à la réussite de la recette comme pour toute pâte à tarte par exemple
    - vous pouvez faire varier cette recette à l'infini ! Utilisez toute sorte de graines (courge, sésame, lin)  mais aussi d'herbes (romarin, menthe). Jambon de Parme, chorizo ou tomates confites marcheront très bien.
    - pratique : faîtes cette recette en plus grande quantité! Une fois les boudins de pâte formés, mettez-les au congélateur pour en avoir d'avance. Le jour même, il ne reste plus qu'à débiter les tranches et enfourner!
    - selon vos goûts faites des rondelles plus ou moins épaisses et faites les cuire plus ou moins longtemps pour avoir des sablés plutôt croquants ou un brin moelleux!
    - une fois cuits, comme n'importe quels biscuits, ces sablés se conservent plus d'une semaine dans une boîte en métal (attention à ranger les biscuits dans la boîte seulement lorsqu'ils ont complètement refroidi)


    Et vous? Quelles sont vos idées d'association pour de bons petits sablés salés?

    dimanche 20 avril 2008

    Mes gougères dorées, gonflées, croustillantes et fondantes

    Voici enfin MA spécialité pour la première recette salée du blog.

    Pourquoi est-ce MA spécialité ? Juste parce que c’est la recette que j’ai le plus pratiquée depuis mes débuts en tant que cuisinière du dimanche et la seule que je connaisse sur le bout des doigts (parce qu’en réalité c’est évident que j’ai tout un tas d’autres spécialités…)

















    D’origine bourguignonne et plus précisément icaunaise, la gougère est le top de l’apéritif chez moi. La tradition veut qu’elle ne forme qu’une seule et grosse couronne à détacher en petits bouts ou qu’il n’y en ait qu’une très grosse par personne pour une entrée (comme on les trouve dans les boulangeries). Mais le plus souvent, elle s’est transformée en apéritif.

    Le principe de la recette : une pâte à chou mais version salée et fromagée. Par rapport à la recette traditionnelle des gougères, je n’ai supprimé qu’une chose : la noix de muscade ... juste parce que j’aime pas !


    Ingrédients (pour une cinquantaine de gougères) :
    • ¼ de litre d’eau
    • ½ cc de sel
    • 80 g de beurre
    • 150 g de farine
    • 3 ou 4 œufs (selon la taille)
    • 170 g d’emmenthal, comté ou gruyère râpé


    Préchauffer le four à 205°C.

    Mettre l’eau, le sel et le beurre coupé en gros dés dans une casserole. Faire chauffer à feu doux. Au premier bouillon, retirer la casserole du feu et jeter d’un seul coup la farine dedans. Avec une cuillère en bois, mélanger énergiquement jusqu’à l’obtention d’une boule qui se détache de la casserole. Ajouter les œufs en remuant entre chaque. Si avec 3 œufs la préparation paraît déjà trop liquide, ne pas rajouter le 4e. Le tout est que la pâte se tienne bien quand les petits choux seront formés.

    Ajouter environ 180 g de fromage râpé et mélanger de nouveau.

    Sur une plaque recouverte d’une feuille de papier cuisson, former des petits tas avec la préparation. Déposer un peu de fromage râpé en surface et enfourner pendant 25 à 30 min, jusqu’à ce que les gougères soient bien dorées.


    Conseils :

    • Tout doit être fait dans la foulée, quand la pâte est encore chaude
    • La pâte ne doit pas être trop travaillée pour ne pas la rendre trop liquide pour qu’au moment de façonner les choux, la préparation ne s’étale pas et que les gougères ne soient pas toutes raplapla
    • Choix du fromage : le comté donne évidemment plus de goût mais pour plus de facilité je prends de l’emmenthal déjà râpé (c’est difficilement explicable, mais à chaque fois que j’utilise du comté c’est la cuisson et la texture des gougères qui en pâtissent donc j’ai fini par abandonner)
    • Et bien sûr le secret de la recette c'est justement de mettre plein de fromage dans la pâte et pas seulement en surface, mais aussi de le mettre râpé plutôt qu'en dés, pour qu'il se mélange bien à la pâte en fondant pendant la cuisson


    Le top est de servir les gougères au sortir du four ou quelques minutes après, juste le temps qu’elles soient moins cassantes et un tout petit peu plus molles. Il est bien sûr possible de les faire à l’avance et de les réchauffer au dernier moment, mais là, je ne réponds plus de rien…le goût est incomparable et la texture originelle impossible à retrouver.


    Le meilleur accompagnement ?

    Ben un kir pardi ! Mais tout autre boisson conviendra. Pour ma part, bien évidemment, c’est sirop de grenadine du Moulin de Valdone, le meilleur sirop de la terre entière (et c’est non négociable) !


    Pour finir, je ne résiste pas à l’envie de vous proposer une petite balade dans l’Yonne pour la Fête de la gougère qui a lieu tous les ans le 3e dimanche de mai à Flogny-la-Chapelle, ville présumée origine de ce mets.
    Après le Jour du macaron, une virée gougère ?!